Green Day-Savior

 

 

Après le décevant album « Father Of All » (2020), j’en ai encore la nausée de cette expérience malaisante.
Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool sont de retour pour nous replonger dans un son punk rock plus classique, celui-là même qui a donné vie à des albums emblématiques tels que « Dookie » sorti en 1994, qui fête maintenant son 30e anniversaire, « Nimrod » (1997), « American Idiot » (2004), « Revolution Radio » (2016), et bien d’autres.

Quoi qu’il en soit, Green Day sort les crocs sur leur 14e album qui, selon les dires, promet de secouer les tympans.
Allons voir si la promesse est tenue immédiatement.

Voici donc « Savior », 15 morceaux qui nous plongent dans les sonorités punk ravageuses ayant forgé la renommée du trio californien.
Avec une légère incursion dans le rock garage rétro, rappelant leur projet Foxboro Hottubs, ainsi qu’une touche de musique irlandaise festive et bruyante.

Enregistré à Londres et à Los Angeles.

Pour cette occasion, Green Day renoue avec la collaboration de Rob Cavallo (My Chemical Romance, Avril Lavigne, Paramore, Gary Clark Jr.), l’homme qui a façonné les meilleurs albums de la discographie du groupe.

Billie Joe Armstrong et ses comparses nous offrent de nouveaux hymnes de protestation percutants qui racontent l’état actuel de l’Amérique, l’angoisse et les inquiétudes de la jeunesse, la spirale tout droit vers le chaos, ces moments où l’on doit affronter l’auto-sabotage, le tout sur un ton réfractaire qui résonne comme un coup de poing en pleine figure.

 

 

 

 

 

Les arrangements sont mélodiques et décadents, avec des riffs de guitares punk rock, une signature depuis 35 ans, et on y revient avec cette énergie qui rappelle exactement pourquoi Green Day est roi et maître dans son monde anarchiste

Oui, depuis la fameuse trilogie Uno, Dos, Tré qui était bien mais n’avait malheureusement marqué que peu les esprits.

Cette fois-ci, chacun y trouve sa part de satisfaction dans cette galette incroyablement percutante.

Les amateurs de nostalgie seront enchantés de retrouver la bande dans un son à la fois familier et résolument efficace.

« Savior » incarne pleinement la synergie punk combative, évoquant le légendaire et fameux « American Idiot » (2004). On peut dire que la promesse est tenue, Green Day reprend le flambeau avec un résultat tout simplement bluffant !

Je dois dire que ça démarre bien l’année 2024 !

Une savoureuse dose de nostalgie, directe, spontanée, pleine de vie.

Chansons favorites :
– 1981
– Coma City
– The American Dream Is Killing Me
– One Eyed Bastard
– Dilemma
– Strange Days Are Here to Stay
– Savior
– Look Ma, No Brain!