
Si je vous parle de l’auteur-compositeur-interprète Vincent Dufour, cela ne vous dit peut-être rien, mais dès que je mentionne Valence, les lumières s’allument !
Cet artiste nous a déjà captivés avec son premier album, « Pêle-Mêle » (2021).
Quoi qu’il en soit, Valence nous présente maintenant un deuxième album, une œuvre à la fois abstraite et authentique.
Intitulé »La nuit s’achève », cet opus comprend 12 titres explorant une pop-rock ondulante et de jazz légèrement sucrée, entre chanson française et univers mélancolique des années 70, ce qui est très différent de l’énergie de son premier opus, qui était orienté plus dansant.
En tant que réalisateur, nous retrouvons Alexandre Martel, alias Anatole. Comme vous pouvez le constater, le titre de l’album est inspiré du processus de création de l’artiste, survenu lors de ses crises d’insomnie, à la fois angoissantes et introspectives, qui racontent une période sombre de sa vie.
Alors que pour beaucoup l’insomnie serait un blocage pour l’inspiration, Valence décide plutôt de se laisser guider par ce manque de fatigue qui puise dans une poésie plus floue, prenant forme tout au long de l’écoute de ce second album sombre et organique, dans ses arrangements.
À travers sa voix, qui sert de personnage dans sa manière de raconter, un peu comme le ferait Pierre Lapointe ou Dumas, l’homme explore avec toute la vulnérabilité et un état second une peine d’amour dont il sort et revient de loin. Plus les refrains s’empilent et plus les mots prennent de la force.
Valence explore des réflexions qui semblent aller dans toutes les directions, peut-être est-ce là la raison pour laquelle l’artiste m’a cette fois-ci captivé avec des propositions plus matures.

Dans ses arrangements, on retrouve un rock raffiné et nostalgique, avec des cordes qui semblent tout droit sorties de l’époque d’Aznavour et de Bashung.
Attention, le ton est en douceur, un peu comme la lenteur des heures qui s’écoulent lorsque la nuit ôte son manteau d’étoiles avant de laisser l’aube pointer son nez.
»La nuit s’achève » est un album d’une mélancolie discrète et presque réconfortante.
Visiblement, Valence revient nous offrir un album idéal, que ce soit pour regarder les heures passer les jours de pluie ou la matinée pousser son premier soupir.
Peu importe le moment, choisir sa musique est magnifique à tout moment.
chanson favorite
-Petit singe
-Depuis Marseille
-Quand rien ne bouge et ne vit
-Onze
-Correspondance sous somnifère.
-Emmanuelle