
Après avoir partagé avec nous ses moments de noirceur sur l’album « Pick Me Up On The Floor » (2020), Norah Jones nous offre un neuvième opus qui explore une nouvelle perspective.
On ressent chez la chanteuse un équilibre entre ses périodes de lucidité et les inspirations qui la portent vers un avenir plus lumineux.
Ainsi naît « Vision », une collection de douze pièces où se mêlent jazz, soul, country, pop et folk, agrémentée d’une subtile touche de funk entre les refrains riches de Jones.
Pour cet album tant attendu, elle prend un nouveau tournant en travaillant à la réalisation avec le multi-instrumentiste et auteur-compositeur Leon Michels (The Dap-Kings, Lee Fields & The Expressions, Menahan Street Band, El Michels Affair).
Leur collaboration semble trouver un parfait équilibre, donnant naissance à une conversation musicale étonnante et fluide.
Comme l’indique le titre « Vision », l’album dépeint un panorama moins mélancolique et plus radieux, où Jones exprime des réflexions profondes et des aspirations.
Elle aborde des thèmes tels que l’acceptation de soi, l’amour sous toutes ses formes et la crise de la quarantaine, tout en explorant des rythmes plus joyeux et audacieux.
Des collaborateurs de renom, comme le trompettiste Dave Guy, le bassiste Jesse Murphy et le batteur Brian Blade, ainsi que Homer Steinweiss, le batteur des Dap Kings, contribuent à enrichir la palette sonore de l’album, offrant une expérience musicale variée et captivante.

Bien sûr, on peut par moments savourer la voix langoureuse de Jones et ses accords de piano jazz-soul, ainsi que des éléments de guitare folk.
Cependant, ce qui ressort avant tout, comme je l’ai mentionné précédemment, c’est une nouvelle exubérance dans les mélodies, ce qui rend l’écoute vraiment revigorante.
« Visions » est une perspective rayonnante, exprimée avec assurance tout en étant empreinte de vulnérabilité.
Nous assistons à l’épanouissement artistique de Norah Jones, qui s’affranchit et évolue devant nos yeux.
Sa brillance se révèle à travers ses improvisations musicales, faisant de ce neuvième album un bienfait et brisant les barrières du jazz traditionnel.
Chansons favorites :
– Staring At The Wall
– All This Time
– I Just Wanna Dance
– Running
– Paradise
– I’m Awake
– On My Way