Snow Patrol-The Forest Is the Path

Snow Patrol est désormais un trio, suite aux récents départs du batteur Jonny Quinn et du bassiste Paul Wilson.

Le groupe s’apprête à sortir son premier album depuis l’excellent Wildness (2018), en mettant de côté les projets comme Reworked (2019), une revisite acoustique de leurs classiques, et The Fire Sessions (2020), enregistré à distance pendant la pandémie, qui m’avait plus ou moins accroché.

Quoi qu’il en soit, Snow Patrol continue d’avancer malgré les changements et les saisons qui passent, et nous présente son huitième opus.

Le groupe nous propose The Forest Is the Path, un album composé de 12 morceaux qui allient leur signature pop-rock aérienne et saisissante avec de l’électro-pop sensible, du folk americana feutré comme l’automne, ainsi que de légères expérimentations discrètes.

Produit par Fraser T Smith (Adele, Stormzy) en collaboration avec le groupe, The Forest Is the Path présente des morceaux introspectifs co-écrits par Gary Lightbody, Nathan Connolly et Johnny McDaid. L’album bénéficie également des contributions de T Smith, Will Reynolds, Roy Kerr et Troy Van Leeuwen de Queens Of The Stone Age.

Gary Lightbody explore ses souvenirs profonds liés à ses relations amoureuses passées et à distance, tout en réfléchissant à sa perspective sur le passé, le présent et l’avenir. Il partage ses réflexions sans tomber dans le larmoiement ou la noirceur, révélant ses pensées à travers les blessures anciennes qui l’ont conduit à choisir 15 ans de célibat. Son discours est avant tout un constat lucide et généralement optimiste sur le moment présent.

 

 

Sur le plan musical, Snow Patrol continue d’explorer des vagues de guitares rock éthérées, accompagnées de pianos intimes et mélancoliques. Les morceaux conservent une ambiance à tempo lent sans sombrer dans la ballade.

On retrouve dans certains morceaux un retour du groupe aux sonorités brit rock de l’époque, évoquant des albums emblématiques tels que Final Straw (2003), Eyes Open (2006) et Fallen Empires (2011), avec un bel équilibre.

 

On retrouve aussi quelques passages d’électro et d’americana rock à la Bruce Springsteen, tout en restant fidèle à l’héritage que le groupe a construit et affiné depuis 30 ans.

Que ce soit sous les noms de Shrug, Polarbear, ou à travers les projets de Gary Lightbody comme The Reindeer Section ou Tired Pony, le groupe continue de produire un rock luxuriant qui évoque les grands espaces et offre une sensation de revivre pleinement.

Je le répète : Snow Patrol est l’un de ces groupes qui privilégie toujours l’émotion pure tout en restant fidèle à son essence. Malheureusement, ils sont arrivés en pleine vague de popularité d’un certain groupe britpop, Coldplay, dont je peine à comprendre la direction et les ambitions pop de plus en plus fades. Mais nous en discuterons plus en détail dans ma critique du nouvel album prévue pour octobre.

Revenons à la voix baryton de Lightbody, qui continue d’éveiller notre sensibilité. Snow Patrol nous guide à travers un voyage musical doux et optimiste, apportant chaleur et réconfort à chaque écoute. Certes, ils ne réinventent pas la roue, mais leur musique introspective laisse une empreinte profonde en nous. Le chemin proposé est contemplatif et chaleureux.

Chansons favorites :
– All
– The Beginning
– Everything’s Here And Nothing’s Lost
– This Is The Sound Of Your Voice
– Hold Me In The Fire
– Never Really Tired
– What If Nothing Breaks?
– The Forest Is The Path