Tire Le Coyote -Dynastie

Après avoir élargi les horizons de sa folk migratrice et poétique avec Au premier tour de l’évidence (2022) et un album instrumental exquis sous son projet Demain Déluge, l’auteur-compositeur-interprète Tire Le Coyote (Benoit Pinette) revient avec un sixième album, 15 ans plus tard, nous offrant à nouveau sa musique percutante, tant par sa plume que par sa voix chargée d’émotion.

L’homme nous présente Dynastie, un album composé de 10 morceaux qui se réinvente avec des sonorités indie folk, tout en intégrant des éléments de rock progressif grunge et de dreampop sinueux, évoquant des influences telles que Leonard Cohen, The War On Drugs, Father John Misty et Brian Eno.

Pour cet album, Tire Le Coyote co-réalise avec son complice Marc André Fleury, qui insuffle une touche de spontanéité à l’œuvre.

Le poète sauvage nous offre des paroles réparatrices, abordant les thèmes du changement, de la vérité et de son admiration pour Leonard Cohen, à travers des personnages en quête d’équilibre entre le bonheur, la finalité, l’amour et cette essence de liberté à laquelle on s’attache à chaque respiration.

Pour être franc, sa poésie est riche en informations, tranchante comme une lame, où chaque image qui en découle nous touche profondément.

C’est une force constante de l’artiste, et cela ne change pas.

 

Musicalement, Tire Le Coyote explore des guitares plus alternatives, des basses groovy, et des batteries enveloppantes et sombres, mais aussi plus rythmées qu’à l’habitude.

Il intègre des synthétiseurs brumeux aux influences jazz et rock progressif, le tout agrémenté d’une touche d’électro sensible.

Sa voix demeure attachée à sa poésie, qui élargit les horizons.

À notre grande surprise, il débute l’album avec une adaptation libre d’une œuvre de Cohen, délivrant une performance à la voix basse et désarmante, qui plonge dans une profonde intensité.

Tout au long de cet album, il remet en question les conventions du passé, nous offrant ainsi une œuvre audacieuse comme jamais auparavant.

Tire Le Coyote semble entamer un nouveau chapitre avec un album indie rock captivant.

Entre les hivers qui font du surplace, il transcende la paix dans les moments de beauté qui nous traversent de bord en bord.

Qu’on le veuille ou non, Tire Le Coyote prouve une fois de plus la pertinence de son art, qui connaît un nouvel essor.

Une récolte de sublime.

  • L’observatoire
  • Avalanche
  • Baldy
  • La liberté (c’est de suivre le plan)
  • Dynastie
  • Feux d’artifice
  • Les chemins de travers