
Le compositeur, multi-instrumentiste et réalisateur Étienne Hamel poursuit son exploration folk avec son projet sous le nom de Nicolet.
Son troisième album promet de repousser les limites de sa musique, plongeant au cœur de soi et explorant divers horizons.
Voici « Orées », huit morceaux de folk cosmique, fusionnant art rock brumeux et électro murmuré, imprégnés de l’esprit des années 70 et ponctués de nuances de jazz sombre.
Coréalisé par Hamel et Guillaume Guilbault, il a été enregistré aux studios Mixart et au Studio Waterhouse.
L’artiste ancre son imaginaire dans des chansons folk qui explorent la phénoménologie de l’existence et l’immensité de nos univers intérieurs.
Il plonge aussi au plus profond de lui-même pour explorer les zones les plus sombres de notre être.
Sa plume, à la fois mystérieuse et floue, laisse une large place à la musicalité d’une œuvre dépouillée.
Je dois reconnaître qu’à la première écoute, ce troisième album, lent et très exploratoire, ne m’a pas vraiment convaincu.
C’est en lui donnant une seconde chance que j’ai finalement plongé dans son univers, porté par une approche minimaliste qui révèle une infinité de possibilités.
Les arrangements folk d’Orées, portés par des guitares planantes et des réverbérations électroniques, se marient avec des synthétiseurs et des échantillonneurs, ainsi qu’une basse envoûtante, accompagnée de saxophone baryton et de clarinette basse.
Sa voix narrative, presque comme un secret enfoui dans les entrailles de notre subconscient, crée une atmosphère propice à un voyage unique et parfois déconcertant, teinté d’une mélancolie qui persiste tout au long de l’œuvre.

Appelez-le comme vous le souhaitez, mais Étienne Hamel, alias Nicolet, a une manière incroyable d’offrir une musique qui s’écarte des sentiers battus du folk traditionnel. Il continue de creuser plus profondément et d’explorer au-delà des conventions.
Pour intensifier l’expérience, je vous conseille d’écouter l’album en format vinyle, ce qui permet de ressentir pleinement une variété de sensations. Il y a comme un parfum de pluie froide nocturne et de nuage gris entre tout ça.
Pour certains, cela peut sembler trop « space », mais pour ceux qui laissent leur curiosité prendre le dessus, c’est un horizon vaste et insoupçonné, sculpté par une imagination fertile et une ouverture d’esprit fascinante.
Chansons favorites :
– Chaque nuit la mort
– Échos
– Les ondés
– Les nouveaux infinis