
Après avoir conquis nos cœurs avec No Water, No Flowers (2019) et Satellite, acclamé par la critique et marqué par un duo avec City and Colour (2022), Geneviève Racette, autrice-compositrice-interprète, revient avec un quatrième opus qui renforce encore notre admiration pour son immense talent, tant vocal que littéraire.
Si l’on inclut son premier album en français, Les aurores boréales (2016), ce nouvel album représente une étape importante dans sa carrière.
Avec Golden, Geneviève Racette nous propose 12 morceaux indie folk empreints de douleur et de résilience, après une longue période d’incertitude.
Entre Sarah McLachlan, City and Colour, Phoebe Bridgers et Adrianne Lenker.
Partiellement écrit à Nashville, cet album dévoile sans détour des chansons qui relatent des périodes de tourments, où l’artiste cherche à recoller les morceaux grâce à la musique, véritable outil de guérison et de transformation.
Co-produit et enregistré avec son complice François-Pierre Lue, et avec la contribution de Shae Brossard, cet album aborde la fin d’une relation toxique, le chemin vers la sobriété, la quête d’identité et la force des amitiés.
Il se veut une catharsis, un pas vers la guérison après toutes ces épreuves.
Geneviève Racette nous livre ses réflexions les plus profondes, à la fois poignantes et incisives, n’hésitant pas à laisser éclater sa colère par moments.
Sa voix, empreinte de finesse et de grâce, nous permet de ressentir toute l’intensité de la tempête intérieure qu’elle traverse.

Musicalement, elle nous offre des guitares pop-folk enveloppantes, imprégnées de touches de banjo country americana, accompagnées de percussions introspectives et d’une voix chargée d’émotions brutes et sans filtre.
À travers des moments de colère, d’injustice et de trahison, elle nous fait ressentir les expériences qui l’ont façonnée et contribué à sa croissance, avec des notes mélancoliques et douces de piano, de synthétiseur et de Rhodes.
Elle s’aventure également dans des sonorités plus alternatives, sans jamais perdre cette chaleur folk.
Je ne peux m’empêcher de souligner le superbe travail du Quatuor ESCA, composé d’Amélie Lamontagne (violon I), Edith Fitzgerald (violon II), Sarah Martineau (alto) et Julie Dessureault (violoncelle), ainsi que d’Elise Boeur (violon traditionnel).
Chaque élément est soigneusement choisi pour mettre en lumière sa musique folk, qui aspire à cicatriser les blessures.
Geneviève Racette poursuit son chemin vers une musique sincère, introspective et authentique, tout en rendant hommage à ceux qui l’ont soutenue durant ces périodes déroutantes.
Elle nous fait ressentir des émotions que, malheureusement, nous avons souvent du mal à partager, sans doute par peur. Et vous savez quoi ? Elle parvient à transformer tout cela en quelque chose de beau.
C’est un album parfait pour apprendre à accepter et à se relever après nos fins du monde.
Chansons favorites :
– Things You Can’t Say
– Same Old Me
– In Circle
– I Hope It Hurt
– From Friends To Strangers
– Golden