The Weather Station-Humanhood

 


Après avoir exploré des thèmes tels que le deuil climatique, l’amour, la luxure, la guérison et le bouleversement lié à la découverte de soi à travers ses deux albums remarquables, Ignorance (2021) et How Is It I Should Look At The Stars (2022), l’autrice-compositrice-interprète canadienne Tamara Lindeman, alias The Weather Station, élève encore son art en produisant son septième album et en s’entourant de six musiciens exceptionnels.

Cet opus mêle habilement improvisation profonde et interprétation, créant une dynamique à la fois intense et immersive.

Humanhood propose 13 titres qui plongent l’auditeur dans un univers sonore envoûtant, où se croisent indie pop électro, folk mélancolique et déconstruit, le tout relevé de touches de jazz sombre et d’une atmosphère intime et personnelle.

Les influences de Joni Mitchell, Fiona Apple, Sinead O’Connor et Peter Gabriel se font entendre tout au long de l’album.

Pour cet enregistrement, Tamara Lindeman co-produit l’album avec Marcus Paquin et s’entoure de six musiciens de grand talent : le batteur Kieran Adams, le claviériste Ben Boye, le percussionniste Philippe Melanson, Karen Ng aux instruments à vent, et le bassiste Ben Whiteley. Chacun d’eux apporte sa propre touche unique aux morceaux.

Les sessions ont été enregistrées à la Canterbury Music Company à Toronto.
Dans ce projet, la musique éthérée de Tamara Lindeman laisse l’espace se déployer entre les notes, portées par une plume poétique et brumeuse qui explore la maladie mentale.

Les paroles de l’artiste, tout comme sa voix, se déploient dans un voyage émouvant, oscillant entre reconstruction et lutte personnelle.

D’un point de vue musical, l’album s’articule autour de guitares folk aux accords délicats, d’un piano, orgue et synthé expressifs, de percussions introspectives et d’un saxophone, clarinette et flûte jazz aux tonalités nocturnes.
Il fusionne avec finesse sonorités acoustiques et électroniques, tissant des accords à la fois intrigants et parfois empreints de mélancolie.

Devant nous, The Weather Station soulève les questions les plus profondes et essentielles.
Elle chante sa vulnérabilité et nous la partage à travers chaque refrain de cet opus, à la fois triste et introspectif, qu’est Humanhood.

Lindeman approfondit encore son lien avec le bouleversement intérieur.

Comparé à Ignorance (2021), cet album ne se révèle pas immédiatement.
Il exige patience et apprivoisement.

Une fois ce processus accompli, Humanhood atteint pleinement l’intensité émotionnelle qu’il promet.

 

Chansons favorites :
– Neon Signs
– Mirror
– Passage
– Body Move
– Irreversible Damage
– Window
– Humanhood