
Date de sortie : 22 août
Genre: Rock alternatif
Depuis l’annonce du retour d’Adam Gontier en octobre 2024, l’excitation autour de Three Days Grace est montée en flèche.
Mais les choses ont vraiment pris une autre dimension lorsque le groupe a choisi de réunir ses forces : Gontier rejoint officiellement la formation actuelle composée de Neil Sanderson, Brad Walst, Barry Stock et Matt Walst.
Un revirement inattendu qui a pris tout le monde par surprise. Désormais porté par deux voix puissantes, Three Days Grace s’apprête à lancer son huitième album, une œuvre qui inaugure une nouvelle ère pour le groupe — plus ambitieuse, plus explosive, prête à repousser les limites de son rock.
Voici donc Alienation, un album de 12 titres qui relance les hostilités avec un rock alternatif aussi solide que du béton armé, mêlant nu métal, pop rock, lourd et mélodique.
Pour ce huitième opus, le groupe canadien a fait appel à une brochette de producteurs chevronnés : Howard Benson (Daughtry, Papa Roach, Creed, 3 Doors Down, My Chemical Romance), Dan Lancaster (Muse, Bring Me The Horizon, Hollywood Undead) et Zakk Cervini (Simple Plan, Limp Bizkit, Blink-182, All Time Low, Machine Gun Kelly, Yungblud, Bad Omens).
Three Days Grace continue de livrer des chansons qui capturent l’état chaotique de notre monde, sans jamais perdre de vue l’espoir et la résilience.
Le groupe explore ces moments où l’autodestruction agit sournoisement, malgré les ressources à portée de main. Il y est question de surmonter l’adversité, de se battre contre la douleur et le doute, d’arracher le pansement plutôt que de regarder la blessure s’aggraver.
Alienation est un album qui plonge au cœur de la détresse, mais qui tend vers la reconstruction de soi. Brut, intense et nécessaire.

Musicalement, Three Days Grace reste fidèle à sa signature : un mélange musclé de grosses guitares aux riffs hard rock tranchants, de relents post-grunge crasseux et de refrains pop accrocheurs.
Barry Stock déchaîne ses guitares avec une intensité brute, Brad Walst livre une basse métallique et rugueuse, tandis que Neil Sanderson martèle des rythmes sauvages et percutants à la batterie.
Le duo vocal formé par Matt Walst et Adam Gontier, quant à lui, crée un amalgame spectaculaire d’émotion et de puissance, à la fois rageur et mélodique.
Le travail conjoint avec les trois producteurs — Howard Benson, Dan Lancaster et Zakk Cervini — porte ses fruits : Alienation rugit avec force tout en maintenant un équilibre sonore redoutablement efficace.
Un disque qui frappe fort, sans sacrifier son accessibilité.
Alienation donne l’impression qu’on tente de contenir l’hémorragie tout en affirmant qu’il n’y a rien de vain à croire en nos luttes intérieures.
L’album regorge de morceaux orageux et accrocheurs qui captent l’attention, portés par une énergie brute. En revanche, certaines ballades rappellent celles de Papa Roach, Shinedown, Daughtry ou Bush — un peu trop redondantes à mon goût et qui peinent à se démarquer.
Cela dit, ce huitième album est sans doute le plus audacieux de la carrière de Three Days Grace.
Et, contre toute attente, l’alchimie entre Matt Walst et Adam Gontier fonctionne à merveille. Une alliance payante qui profite autant au groupe qu’à ses fans.
8/10
Chansons favorites :
- Dominate
- Apologies
- In Waves
- Deathwish
- Alienation
- Another Relapse
- Kill Me Fast