[Critique] Jack Garratt – Pillars

Date de sortie : 15 août

Genre : Pop

Près de dix ans après Phase, album couronné par le BRIT Critics’ Choice Award, Jack Garratt signe son grand retour avec Pillars.
Entre Phase (2016) et Love, Death & Dancing (2020) — un disque concept passé sous le radar — l’artiste britannique a traversé une véritable tempête. Décidé un temps à tourner le dos à la musique, il a fini par y replonger pour affronter ses blessures et en faire la matière première de ce nouvel album.

Pillars, ce sont 11 morceaux aux sonorités kaléidoscopiques : pop-rock, world beat, électro-funk, disco-pop, R&B, soul, gospel, folk, country… un terrain de jeu où se croisent les influences de Justin Timberlake, Tom Misch, Bon Iver, John Mayer et Ed Sheeran.

Enregistré et mixé par Garratt lui-même dans son studio du nord de Londres, l’album accueille aussi le producteur Johan Hugo (Self Esteem, Mumford & Sons).

Ce troisième opus capture les années de doutes et de bouleversements : un divorce, une reconstruction personnelle et, surtout, une plongée dans l’amour sous toutes ses formes — parfois brutal, destructeur ou effrayant, parfois d’une intensité extatique. La voix de Garratt, plus affirmée et chargée d’émotion, déclenche à chaque mot une vague de frissons.

Musicalement, l’artiste navigue entre piano nu, guitares blues électriques ciselées, acoustiques folk-country intimistes, programmations et synthés vaporeux, voix soul superposées et chœurs amples soutenus par des cuivres aux accents seventies. Une richesse sonore qui traduit le chemin parcouru : celui d’un homme qui a grandi dans la douleur pour mieux retrouver l’amour de soi.

Avec Pillars, Jack Garratt signe un album introspectif, lumineux et viscéralement humain. Une renaissance qu’il est beau — et bouleversant — d’entendre.

Note : 8/10

Chansons favorites :

Ready! Steady! Go!

Manifest / It’ll Be Alright in the End

Higher

Shaftesbury Avenue

Make Me Wanna Love Myself Again

Lost

Flower Girl Confetti, Hopeful Fidelity Lasts