Date de sortie : 22 août
Genre : Soul

Après le reggae-pop expérimental de World Music Radio (2023), qui m’avait laissé mitigé, et l’audace bouleversante de Beethoven Blues (2024), Jon Batiste revient avec Big Money, son neuvième album.
Un projet de 32 minutes, enregistré en deux semaines seulement, qui condense toute la richesse et l’humanité de son art.
Produit avec No I.D. et Nick Waterhouse, l’opus se déploie dans un écrin acoustique où se rencontrent funk soul, blues, folk americana, jazz, gospel, boogie et même un soupçon de reggae.
Chaque titre explore des thèmes profonds : spiritualité, capitalisme, héritage communautaire et hommage aux ancêtres. Mais au cœur du disque, c’est l’amour — multiforme et universel — qui domine.

Sur le plan musical, les guitares acoustiques groovy flirtent avec le folk, les pianos blues-gospel s’embrasent, portés par une basse souple, mandoline et violon.
La voix étincelante de Batiste alterne entre puissance soul, spoken word chargé d’émotion et rap habile. Parmi les sommets : Lonely Avenue en duo avec Randy Newman, Lean On My Love avec Andra Day, et les chœurs envoûtants des Womack Sisters, héritières de Sam Cooke.
Avec Big Money, Jon Batiste livre une œuvre lumineuse, intime et universelle, un disque de joie et de renouveau.
Plus que jamais, son génie impressionne, et l’on devine que ce n’est que le début d’un chemin encore plus grand.
Note : 10/10
Chansons favorites :
-Lonely Avenue
-Lean On My Love
-Petrichor
-Big Money
-Do It All Again
-Maybe
-Pinnacle
-At All