[Critique] Kaïn – La cour des grands

Date de sortie : 12 septembre
Genre : Folk rock

Depuis 25 ans, Kaïn a toujours su garder le feu sacré de la musique dans ses veines.
À travers des albums qui ont marqué notre imaginaire collectif québécois comme Pop Culture (2004), Nulle part ailleurs (2005), Les saisons s’tassent (2007), Le vrai monde (2011), Pleurer pour rire (2013) et Welcome Bonheur (2017) — qui marquait l’arrivée de John Anthony Gagnon-Robinette et redonnait un souffle nouveau à leur folk rock — jusqu’à Je viens d’ici (2019), le groupe a su évoluer tout en restant fidèle à son identité.

Steve, John et Éric (aux côtés des anciens membres Yannick Blanchette, Pascal Tessier et Patrick Lemieux) ont façonné une œuvre marquante.
Après l’excellent El Grande Torpedo (2023), le trio célèbre ses 25 ans de carrière avec un neuvième album qui s’inscrit dans la continuité de leur univers festif et rassembleur.

Comme dans le temps, Kaïn ferme le chapitre avec cette même envie de faire la fête à la bonne franquette.

La cour des grands propose une relecture à la manière du groupe, mêlant hommage et signature propre.
L’album rend hommage à de grandes légendes de la chanson québécoise et internationale qui ont marqué leur musique : Richard Séguin, Stephen Faulkner, Paul Piché, Jean-Pierre Ferland, Richard Desjardins, Daniel Lanois, Michel Pagliaro et Plume Latraverse.

Réalisé une fois de plus par Davy Gallant au Studio Le Pont, l’album met de l’avant ce qui fait la force du trio : les guitares étincelantes et le banjo folk rock de John Anthony Gagnon-Robinette, la basse vibrante et contagieuse d’Éric Maheu, et la voix ainsi que la guitare de Steve Veilleux, qui chante toujours avec le cœur de sa voix.

 

 

Pour une dernière fois, Kaïn démontre qu’il sait célébrer son héritage tout en gardant sa couleur unique, festive et populaire, fidèle à son identité musicale.
Vous aurez deviné : l’amitié, la fête et l’amour à grandes gorgées résonnent, même dans ces relectures.

Salut les boys, et merci pour toutes ces chansons rassembleuses qu’on peut chanter à tue-tête, que ce soit dans une vieille Volkswagen, dans le bois ou en criant : « Je viens d’ici, du Québec ! »
Groupe du peuple, pour le peuple, avec le peuple jusqu’au bout.

Note : 8/10

Chansons favorites :

  • Sur ma peau (Paul Piché)
  • L’usine (Richard Séguin)
  • Assis ent’ deux chaises (Plume Latraverse)
  • Boomtown Café (Richard Desjardins)
  • Jolie Louise (Daniel Lanois)
  • Envoye à maison (Jean-Pierre Ferland)
  • Le diable est aux vaches (Stephen Faulkner)