[Critique] Evanescence – Sanctuary

 

Date de sortie : 5 juin 2026
Genre : Rock

L’été cogne à nos portes, c’est l’heure des blitz de parutions d’albums.

D’ici juillet, ça va brasser.

Parlant de ça, au milieu de tout ce chaos musical, Evanescence fait son comeback avec une attente très mitigée, mais quand même attendue, on va le dire comme ça.

Après deux tournées, Amy Lee et ses comparses arrivent cinq ans après The Bitter Truth (2021), qui marquait un retour avec de nouveaux membres.

Le succès de Afterlife, pour la trame sonore de la série Devil May Cry, qui figure également sur ce nouvel et sixième opus, a remis le groupe sur les rails.

Depuis, on retrouve Evanescence plus en forme que jamais.

Voici donc Sanctuary, 12 pièces qui annoncent un retour aux heures de gloire de leur rock symphonique, avec un alliage de métal dissonant et d’électro assez sinueuse pour remplir les trous là où il y a trop de lumière et laisser jaillir un rock lourd dominé par la voix puissante d’Amy Lee.

Pour cet opus, Lee et ses musiciens ont choisi de travailler avec trois producteurs de renom pour leurs forces multiples : Zakk Cervini (Simple Plan, Three Days Grace, Poppy, Yungblud), Jordan Fish de Bring Me the Horizon et Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Stone Sour, Deftones, Alice in Chains).

Nous plongeons tête première dans des chansons coécrites avec Zakk Cervini et Jordan Fish.

Evanescence nous offre des pièces graveleuses qui s’ouvrent sur comment trouver l’équilibre et l’espoir dans un monde de politique, de violence turbulente et de mensonges.

Répandre le courage d’affronter nos peurs, canaliser sa rage dans la musique, s’insurger contre les injustices et les mensonges, mais rester dans la lumière.

Oui, côté lyrique, on reste dans la force de frappe d’Amy Lee : colère refoulée, espoir ravalé et détermination de sortir debout de tout ça.

De temps en temps, la prévisibilité alourdit l’écoute, mais ça ne manque jamais de punch émotionnel.

Surtout musicalement, où l’album frappe fort.

Sanctuary se veut un refuge sans fuir la vérité, mais plutôt en l’assumant et en faisant de cet endroit un sanctuaire où l’on peut retrouver notre humanité collective.

 

 

Musicalement, rien de nouveau, mais on préserve les guitares vertigineuses de métal rock, la basse sale, les batteries ravageuses, le piano mélancolique et l’électro pulsative et sombre.

Si je devais situer cet opus dans la discographie du groupe, je dirais qu’il puise directement dans l’ADN de Fallen (2003), The Open Door (2006), Evanescence (2011) et The Bitter Truth (2021). On y ressent clairement l’essence de plusieurs des morceaux marquants qui ont façonné le son du groupe.

OK, j’admets, Evanescence joue ça très safe et ne se permet pas beaucoup de surprises, mais mise sur une collection de rock métal percutant dominée par la voix de la chanteuse, qui s’élève entre moments de force et de douceur.

Si tu attends du nouveau ici, tu vas être brutalement déçu.

Mais si tu veux du Evanescence qui rentre au quart de tour et qui te ramène une dose de nostalgie, tu es à la bonne place.

Pour le reste, c’est du rock lourd classique comme le groupe sait le faire.

Ce n’est pas l’album rock de l’année, mais on passe du bon temps sale et il y a quelques futurs classiques assez bruyants pour faire résonner encore Evanescence et son rock mythique après plus de deux décennies.

Ça s’écoute le volume assez fort pour ressentir toute la surcharge d’électricité orchestrale.

 

6 /10

Chansons favorites

  • Self Destruct
  • Rapture
  • Who Will You Follow
  • Afterlife
  • Beautiful Lie
  • Sanctuary

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