
Date de sortie : 19 juin 2026
Genre : Ambiant
Peu d’artistes possèdent une signature sonore aussi unique que Daniel Lanois.
Après avoir marqué l’histoire en produisant des albums mémorables pour U2, Peter Gabriel et Neil Young, le musicien canadien revient avec Belladonna Nocturne, la suite de Belladonna (2005), une œuvre saluée par la critique qui lui avait notamment valu une nomination aux Grammy Awards.
Sept ans après Heavy Sun (2021), qui demeure encore aujourd’hui l’un de mes albums favoris, et quatre ans après le magnifique Player, Piano (2022), Lanois replonge dans l’univers contemplatif qui a fait la renommée de Belladonna.
J’ai également un faible assumé pour Acadie (1989) et Shine (2003), deux albums incontournables de sa discographie.
Avec ses 14 pièces instrumentales, Belladonna Nocturne agit comme le prolongement naturel de son prédécesseur. Chaque composition s’enchaîne avec fluidité, nous entraînant dans un voyage où se croisent le jazz intuitif, la musique ambient new wave, des touches de gospel et une approche profondément cinématographique.
Le tout sonne comme un film en 8 mm décollé sur fond rosé, avec une esthétique à la fois nostalgique, vaporeuse et profondément évocatrice.
Plus qu’une simple suite, l’album approfondit un univers déjà fascinant.

Musicalement, Lanois bâtit ses paysages sonores autour de la pedal steel, du piano, de l’orgue et de la guitare.
À ses côtés, des complices de longue date comme Emmylou Harris, Brian Blade et Daryl Johnson viennent ajouter leur sensibilité à cet ensemble d’une grande élégance.
Ensemble, ils façonnent des atmosphères d’une beauté saisissante qui invitent autant à la contemplation qu’à l’évasion.
Plus audacieux et légèrement plus jazz que Belladonna, ce nouvel opus conserve néanmoins cette douceur flottante qui fait toute la force de son univers.
Les apparitions du légendaire Brian Blade et d’Emmylou Harris bonifient l’ensemble, ajoutant une profondeur qui renforce la richesse et l’aspect organique de l’album.
Une fois de plus, Daniel Lanois démontre tout son génie de compositeur et d’arrangeur.
Les mélodies flottent avec grâce entre folk incandescent, musique latine, jazz nocturne, gospel libérateur et ambient, créant une expérience immersive dont on ressort complètement apaisé.
Pour ma part, Belladonna Nocturne trouvera rapidement sa place dans ma playlist des matins pluvieux, un café latté à la main, ou lors de ces soirées où l’on a simplement envie de se laisser porter par la musique.
Je compte bien me perdre souvent dans cet opus magnétisant, qui gagne en profondeur à chaque nouvelle écoute.
Note : 10/10
Chansons favorites
- Inside The Walls of Puebla
- At The Foot of The Skyway Bridge
- Steel Mill
- Advent
- The Black Sea
- Marionette
- Canadian National
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