Date de sortie : 30 octobre 2026
Genre : Rock
Après trente ans de carrière, les rockeurs canadiens de Nickelback connaissent leur recette sur le bout des doigts. Malgré les critiques et les années qui passent, le groupe a su bâtir une solide fanbase et maintenir sa place parmi les incontournables du rock grand public. Quatre ans après Get Rollin’ (2022), Chad Kroeger et sa bande reviennent avec Everything Under The Sun, un onzième album qui revisite leur hard rock habituel en y injectant quelques variations subtiles, histoire de bousculer légèrement les codes sans renier leur identité.
Au menu, douze pièces qui naviguent entre hard rock punché, ballades country-folk, funk rock couillu et sonorités southern rock héritées des années 70. Pour l’occasion, Chad Kroeger retrouve son complice Chris Bradford à la production, une collaboration qui nous éloigne du résultat plutôt fade de No Fixed Address (2014).
Avec Everything Under The Sun, Nickelback délaisse en partie ses éternelles histoires de sexe, de drogue et de rock’n’roll pour explorer des thèmes plus introspectifs.
Le groupe parle de cette montée d’adrénaline que procure la scène après toutes ces années, de la nécessité de laisser les détracteurs derrière soi pour poursuivre ses objectifs, mais aussi de ces périodes sombres où la présence d’un être cher fait toute la différence.
On y retrouve également la peur de se retrouver seul, la possibilité de retomber en amour après une rupture, les longues amitiés qui résistent au temps et un regard sur l’état de notre monde, sans oublier une ode particulièrement baveuse aux influenceurs.
Vous l’aurez compris, cette fois-ci, Nickelback ne cherche pas simplement à nous servir des hymnes à la gloire des rockstars, des excès de bière et des partys sans lendemain.
Le groupe semble vouloir donner un peu plus de profondeur à son propos, même si certaines idées finissent par tourner en rond. L’ensemble demeure néanmoins suffisamment accrocheur pour rafraîchir les codes d’un rock qui, selon qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ne laisse généralement personne indifférent.

Musicalement, les guitares sont brutales et électrisantes, les batteries percutantes et les basses ravageuses, avec quelques détours funky qui viennent pimenter la formule.
Entre les riffs qui cognent, les power ballades et les passages folk plus atmosphériques, le groupe multiplie les ambiances sans perdre son mordant. Les arrangements de cordes apportent également une touche éclatante à certaines compositions.
L’album profite aussi de la participation de plusieurs invités de marque, dont Ian Thornley, chanteur de Big Wreck, à la guitare, John 5, Sammy Hagar, Brent Smith et Zach Myers de Shinedown, Tommy Lee de Mötley Crüe ainsi que le guitariste de blues Joe Bonamassa.
Une belle brochette de musiciens qui vient enrichir l’univers sonore du groupe sans lui faire perdre son identité.
Quant à Chad Kroeger, sa voix demeure reconnaissable entre mille. Il assume pleinement son charisme et continue de mener la charge avec cette assurance qui fait partie intégrante de la signature Nickelback.
Avec Everything Under The Sun, le groupe explore de nouvelles avenues sans se dénaturer et oriente son rock d’aréna vers un plaisir brut, celui de monter le volume et de laisser les guitares faire le boulot.
Chacun y trouvera son compte dans cette onzième galette des Canadiens, qui ont visiblement encore de l’étoffe dans le coffre.
Après plusieurs écoutes, Everything Under The Sun s’impose comme leur album le plus coriace depuis Dark Horse (2008). On sent que Chad et ses frères d’armes n’ont plus rien à prouver.
Ils semblent plutôt déterminés à jouer fort, à assumer pleinement leur son et à se faire plaisir sans trop se soucier du reste.
Et franchement, c’est peut-être là que Nickelback est le plus efficace.
6/10
Chansons favorites
- Leave Me Behind
- Rattle The Cage
- Chasin’ Famous
- I Already Know

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