James Blunt -Who We Used To Be

 

Après Once Upon A Mind (2019), avec sa pièce émouvante Monsters qui nous a profondément touchés par son message puissant, le chanteur britannique James Blunt, à l’aube de la cinquantaine, nous livre son septième album. Cet album nous plonge plus profondément dans son propre univers, sa famille et ses espoirs, offrant une expérience personnelle imprégnée de l’émotion qui a caractérisé ses précédents succès tels que Goodbye My Lover, Bonfire Heart, Same Mistake, et You’re Beautiful.

Who We Used To Be, composé de 14 pièces, se compose de ballades folk orchestrales qui flirten avec l’électro-pop et la dance.

Blunt s’est entouré de talents tels que Jonny Coffer (Miley Cyrus, Bastille, Kodaline, James Arthur), Jack & Coke, Red Triangle, et Steve Robson (Zac Brown Band, Ronan Keating) pour la production de cet album.

James Blunt nous offre une collection de ballades qui expriment un cri du cœur envers ceux que l’on ne doit pas laisser seuls, une réflexion sur le temps qui passe, le processus de vieillissement, le chagrin déchirant de la perte, ainsi que son amour pour sa famille. De plus, l’album observe la vie et son rythme changeant.

 

 

Sur le plan musical, l’auteur-compositeur-interprète ne s’éloigne pas trop de son ADN de ballade typique qui a forgé son talent pour les mélodies sincères. Il reste fidèle à ses guitares et pianos caractéristiques, tout en explorant occasionnellement un son disco ensoleillé qui déborde de joie de vivre.

L’ajout discret d’éléments électro semble bien s’intégrer à l’univers de Blunt. Même si ce style musical est loin de mes préférences habituelles, en particulier lorsqu’il s’oriente vers la dance radiophonique, je dois admettre que le résultat est agréable, même s’il ne m’a pas totalement conquis.

À mon avis, James Blunt a livré des chefs-d’œuvre dans son style, notamment avec des albums tels que Back to Bedlam (2004), All The Lost Souls (2008), Moon Landing (2013), et Once Upon A Mind (2019).

Maintenir un tel niveau après une ascension fulgurante est incroyablement difficile, mais l’essentiel est de suivre sa créativité et d’exprimer ce que l’on ressent.

Si l’on peut pas reprocher à Blunt quelque chose, c’est son audace à creuser plus profondément, parfois avec des résultats mitigés, mais parfois avec des hymnes d’une grande beauté.

Malheureusement, cette fois-ci, je dois avouer que son nouveau disque ne me convainc qu’à moitié, car il manque ce petit « je ne sais quoi ».

Il semble qu’une chanson sur deux soit conçue pour plaire à la radio, tandis que les autres débordent de sensibilité. Cependant, le déséquilibre dans ce ratio affecte le résultat final.

On a l’impression que cet album est un mélange maladroit entre Imagine Dragons, Ed Sheeran et Elton John après une soirée bien arrosée.

Cependant, il est essentiel de noter que cet album est loin d’être un désastre, à l’instar de The Afterlove (2017), qui me laisse la nausée. Celui-ci est plutôt correct, au-dessus de la moyenne, mais il ne semble pas destiné à marquer l’histoire.

Je vous encourage donc à écouter l’album par vous-même et à former votre propre opinion.

Comme je disais auparavant, la musique est une expérience personnelle, et chacun peut y trouver quelque chose qui lui parle, même si personnellement, cet album ne m’a pas totalement conquis.

 

Chansons favorites :
– Glow
– All the Love That I Ever Needed
– Dark Thought