
Après nous avoir offert 4 albums, Disgusting (2015), Aggressive (2016), Disease (2019), et mon favori, le très bouleversant Below (2021), dans une plume sombre qui servait d’exutoire à la colère et à la douleur viscérale, façonnés d’un metalcore très coupant, ajoutant une touche singulière à leur musique, Beartooth est mené de front par un leader des plus charismatiques, l’un des auteurs-compositeurs les plus talentueux dans son style, j’ai nommé Caleb Shomo.
Aujourd’hui, ils arrivent avec un cinquième album qui entame un nouveau virage plus lumineux.
Allons voir si ça tient la route avant de juger cette direction audacieuse.
Voici The Surface, 11 pièces qui se renouvellent dans un métalcore chaotique, un hard rock coulant dans l’intensité des sonorités qui sonnent comme un coup de poing, avec une touche de country mélancolique.
Encore une fois, Caleb Shomo écrit, arrange et réalise avec ses comparses de Beartooth.
Pour ce prochain chapitre, Shomo offre des chansons qui explorent le processus lent et douloureux pour atteindre l’équilibre de la confiance en soi, les démons intérieurs qui le rongent, c’est aussi le courage de sortir de tout ça, la maladie mentale, et embrasser ses moments sombres, une plume sur son expérience personnelle qui prend une tournure vers l’espoir.

Sur le plan musical, les guitaristes Zach Huston et Will Deely livrent des riffs de guitares en acier qui viennent tout raser sur leur passage, avec une basse lourde de Oshie Bichar et des percussions tribales et sales de Connor Denis, ainsi qu’une incursion dans les rythmes électro pulsatifs et le new wave, oui vous avez bien lu !
La voix charismatique de Caleb va dans toutes les nuances, passant du chant clair au scream, un registre performant, et il faut le dire, c’est impressionnant.
Malgré une direction se voulant plus positive, on ne déracine pas les fondations de leur musique fulminante dans ses sonorités foudroyantes encore une fois.
Je ne peux pas nier qu’il y a quelques points faibles, notamment des ballades rock qui m’ont laissé indifférent tout au long de l’écoute du cinquième album, mais dans son ensemble, The Surface est un album de hardcore métal pesant et pertinent, façonné dans la brutalité et le pouvoir de l’espoir de sortir de la noirceur au fond de nous.
Ça rentre au poste !
Chansons favorites :
– Riptide
– Doubt Me
– I Was Alive
– Might Love Myself
– What Are You Waiting For
– The Better Me (en duo avec HARDY)