
Après plus de deux décennies à collectionner des succès modestes ici et là, sans jamais atteindre l’étoile du succès, principalement en raison des comparaisons avec Coldplay, le groupe a finalement atteint un tournant avec les sorties des albums « Dear Miss Lonelyhearts » (2013), « Hold My Home » (2014) et « L.A. Divine » (2017).
Leur trilogie « New Age Norms » composée de « New Age Norms 1 » (2019), « New Age Norms 2 » (2020) et « New Age Norms 3 » (2021) a également marqué un moment significatif dans leur carrière.
Maintenant, le groupe californien Cold War Kids revient avec son dixième album éponyme, promettant de briller dans un univers musical époustouflant.
Voici l’album CWK qui se compose de 12 morceaux qui fusionnent des éléments de pop-rock glamour funky, de soul, de disco, avec des accents de punk et des ambiances électrisantes des années 80.
On peut discerner des influences allant de The Pretenders à Curtis Mayfield, en passant par Sly and the Family Stone, U2 , The Killers et David Bowie, parmi d’autres.
Pour cet opus, le leader du groupe, Nathan Willett, a fait appel à de multiples producteurs et collaborateurs incroyables, tels que Max Epstein de Militarie Gun, Casey Lagos (Kesha, Wrabel), Ethan Gruska (Phoebe Bridgers, Weezer), Jenn Decilveo (Miley Cyrus, Hozier), Malay (Frank Ocean, Lorde) et Carlos de la Garza (Paramore, M83).
Nathan Willett et son groupe nous offrent des chansons percutantes abordant des thèmes tels que la masculinité toxique, le désir de sortir des normes établies, la sensibilité de l’artiste, les transformations de la vie qui se déroulent devant nous, les opportunités manquées, et un bilan sincère de la carrière du groupe, ponctuée de victoires et de défaites.

Du point de vue musical, Cold War Kids nous gratifie d’hymnes pop-rock dansants qui embrassent une variété d’influences, allant des Queens à Elton John.
Avec des guitares disco glam rock, une basse au parfum punk des années 80, un piano imprégné de gospel et de soul, et une batterie endiablée qui enflamme tous les dancefloors, ainsi que les refrains fédérateurs et puissants de Willett qui conservent leur entrain contagieux.
Comparé à la trilogie, l’accent n’est pas mis sur la création d’une enveloppe expérimentale rock, mais plutôt sur un son soul dansant qui met davantage en valeur la musique du groupe américain.
Ce groupe, qui malheureusement a été quelque peu éclipsé par des formations comme Maroon 5, Coldplay et OneRepublic, démontre que son identité se construit avec le temps à travers des albums qui ravivent la puissance du groupe et expriment un besoin de création viscérale et sincère.
Cela n’empêche pas Cold War Kids de nous offrir une musique pop-rock rafraîchissante et revigorante, tout en abordant des messages sur la vie d’aujourd’hui et ses enjeux dans la société actuelle.
Chansons favorites :
– Blame
– Toxic Mask
– Double Life
– Another Name
– Run Away With Me
– Starring Role