[Critique] Alex Metivier – Trouver refuge dans la distance


Date de sortie : 17 avril 2026

Genre :Indie folk

 

Après avoir présenté Trouver refuge (Face A) en février dernier, Alex Metivier dévoile aujourd’hui Dans la distance (Face B), venant compléter un premier album à la fois cohérent et profondément introspectif : Trouver refuge dans la distance.

À travers dix morceaux, l’artiste approfondit son univers indie folk, qu’il teinte d’influences électro et d’une esthétique alternative au grain lo-fi assumé.

Ce second chapitre traduit un détachement progressif de la douleur. Metivier y amorce un mouvement vers l’avant, explorant ces moments où il faut accepter ce que la vie impose, traverser l’instabilité et apprivoiser sa propre vulnérabilité. Il est ici question de plier sans rompre, de ralentir pour mieux repartir.

Sa plume, à la fois directe et sensible, s’exprime à travers une série de tableaux introspectifs où transparaît une volonté fragile mais tenace de s’accrocher à la lumière.

Soutenues par une voix oscillant entre douceur et intensité, les compositions évoluent dans une atmosphère semi-acoustique riche et aérienne : guitares éthérées, nappes électro aux accents cinématographiques et percussions à la fois délicates et dynamiques.

 

 

 

 

Les mélodies, imprégnées d’un certain blues existentiel, traduisent un besoin de distance — comme une tentative de s’éloigner du tumulte intérieur et des blessures encore vives.

Endossant presque tous les rôles sur cet opus — musicien, réalisateur, ingénieur de son, mixeur — Metivier livre une œuvre résolument personnelle.

Sur le plan musical, on peut percevoir des affinités avec Peter Gabriel, Louis-Jean Cormier, Bon Iver, Charlie Cunningham et Thom Yorke.

Entouré de collaborateurs tels que Nicolas Fontaine, Julien Sagot, Nathan Vanheuverzwijn, Andréanne Sabourin-Côté et Benji Courcy, il façonne une musique brumeuse, douce et apaisante.

Une version vinyle est attendue à l’automne — on peut facilement imaginer ces morceaux prendre vie dans un cadre intime.

Sans artifices, Alex Metivier se dévoile avec sincérité et parvient à nous porter tout au long de ce premier album, qui semble émerger d’une période de reconstruction.

Trouver refuge dans la distance propose ainsi un voyage à la fois apaisant et traversé d’obstacles, entre accalmies et remous — comme l’ascension irrégulière d’une montagne.

Note : 8/10

Chanssons favorites :
• Cicatrice
• Hétérocène
• Refuge
• Tu n’as pas à ravaler tes larmes devant moi
• Jour de chance
• Ce qui ne change pas

 

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*