[Critique] Big Wreck – The Rest of the Story

Sortie : 24 octobre 2025
Genre : Rock

Après avoir annoncé une tournée nord-américaine avec +Live+ et The Damn Truth en 2026 — incluant un arrêt attendu à la Place Bell le 10 mars — les rockeurs canadiens Big Wreck nous frappent de plein fouet avec un nouvel album, leur septième en trente ans de carrière.

Initialement, le projet devait se décliner en trois EP distincts, mais le groupe a finalement choisi d’en faire un album complet. De cette décision est né Pages (2023), et voici maintenant sa suite logique : The Rest of the Story, un disque de 11 pièces ancrées dans un rock puissant, percutant et viscéral, où se croisent le blues, le post-grunge et quelques touches psychédéliques.

Pour cet opus, Ian Thornley, chanteur, guitariste et leader du groupe, signe la réalisation aux côtés du réputé Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Deftones, Rush, Korn, Alice In Chains).

L’ingénierie est assurée par Chris Holmes, le mixage par Eric Ratz (Danko Jones, Cancer Bats, Arkells) et le mastering par Andy Vandette (Rush, David Bowie). L’album a été enregistré au Noble Street Studio de Toronto.

Thornley et ses comparses nous entraînent dans une spirale de chansons rock brutales, explorant la douleur, la perte, la résilience et la recherche d’un sens nouveau. On y croise des personnages cabossés, parfois loufoques, coincés dans une fête qui ne finit plus, ou confrontés à une vie qui frappe sans prévenir.

 

Musicalement, les guitares flamboyantes de Thornley et Chris Caddell dominent, oscillant entre blues, post-grunge et envolées psychédéliques, appuyées par la basse rugueuse de Dave McMillan et la batterie crue et rythmée de Sekou Lumumba. Quelques claviers se glissent subtilement dans la mixture, apportant une légère teinte post-punk progressive bien intégrée. Et bien sûr, la voix puissante de Thornley — qui évoque par moments celle du regretté Chris Cornell — demeure l’arme fatale du groupe.

Big Wreck livre ici un album incandescent, rempli de riffs costauds, de distorsions tranchantes et de mélodies habiles.

On pense aux grands moments d’Albatross (2012), de la trilogie d’EP 7.2, de Pages (2023), de Ghosts (2014) ou encore de But for the Sun (2019).

C’est intense, électrisant et sans compromis : Big Wreck n’a rien perdu de sa fougue.

Après avoir exploré d’autres sonorités, le groupe revient à l’essentiel — un rock nerveux, dense, profondément vivant.

7/10

chansons favorites  :

  • Believer
  • Short Bang
  • Holly Roller
  • Staff Party
  • Around
  • Hill
  • Escaping in Place