
Date de sortie : 23 janvier 2026
Genre : pop-rock
Musicien, auteur-compositeur-interprète et comédien québécois, Édouard Tremblay-Grenier fait une entrée remarquée avec François Roberge, un premier album pop-rock éclaté et ambitieux.
Multi-instrumentiste, il s’est d’abord illustré en accompagnant Gab Bouchard et Valery Vaughn, en plus de prendre part à la tournée Chihuahua, marquant le 20e anniversaire de l’album de Mara Tremblay.
Avec cet opus, Tremblay-Grenier propose une œuvre riche, portée par un mélange d’indie rock alternatif teinté de funk, de folk-pop et de dream pop, ponctué à certains moments de trip hop à la Portishead.
L’ensemble de 15 pièces évoque le foisonnement créatif de figures marquantes de la musique québécoise telles que Daniel Bélanger, Jean Leloup, Malajube, French B, Fred Fortin et Galaxie.
Enregistré au studio ToneBender, l’album est co-réalisé avec Pierre Fortin et Jean-Sébastien Chouinard, un duo qui soutient avec justesse la vision éclatée de l’artiste.
L’auditeur est invité à naviguer entre territoires imaginaires et univers intime.
Édouard Tremblay-Grenier y explore la quête du bonheur, le deuil d’un être cher en perte de mémoire, ainsi que ses réflexions sur l’amour.
L’album se déploie comme un film cinématographique décalé, où la vie défile dans tous les sens et où la beauté surgit au cœur même de la souffrance et de ses distorsions.
Sa plume, à la fois sensible et incarnée, témoigne d’un profond attachement à la chanson francophone.
Cet héritage artistique s’inscrit aussi dans son parcours familial, ses parents étant deux figures marquantes de la scène d’ici : Daniel Grenier, ancien membre de Chick’n Swell, musicien et humoriste à l’univers absurde, et Mara Tremblay.
L’univers d’Édouard Tremblay-Grenier est foisonnant et sans frontières.

Musicalement, l’album emprunte de multiples chemins tout en conservant un fil conducteur solide.
Des guitares rock éclectiques soutiennent une voix enveloppante qui apaise la noirceur, tandis que des nappes de synthétiseurs progressifs, une section rythmique remarquable — batterie et basse —, des touches de piano néo-classique et des chœurs féminins viennent construire de véritables scénarios sonores.
On comprend rapidement que François Roberge a pour objectif de faire voyager l’auditeur au cœur des méandres de l’univers de son créateur, un monde en perpétuel mouvement qui ne manque ni de relief ni de surprises. L’album se referme comme il s’ouvre, sur une mélodie persistante qui s’accroche à la turbulence de la vie.
Avec François Roberge, Édouard Tremblay-Grenier livre un opus vivant et volontairement absurde au sens noble du terme, porté par une musique grandiloquente et imaginative dans laquelle il fait bon errer.
L’antidote idéal pour chasser le froid.
8/10
Chansons favorites :
. Papier sablé
. Ne me fais pas mal
. Ari
. Fan de toi
. Je rêve
. St-Amable
. Le vent
. On ne regardera pas le temps
. Pluie de juin