[Critique] Greta Van Fleet — Palace for the People

Date de sortie : 9 octobre 2026
Genre : Rock

Des rumeurs de séparation circulaient de toutes parts autour du quatuor américain.

Après une décennie à nous servir un rock fortement teinté de nostalgie led zeppeliesque, voilà que Jake Kiszka s’est investi davantage dans son autre projet, Mirador.

 

De quoi se demander si Greta Van Fleet allait prendre une pause ou carrément changer de cap.

Eh bien non.

Alors que le monde semble s’embraser de toutes parts, Greta Van Fleet résiste à l’envahisseur du temps et reste fidèle à sa mission : faire vivre le rock’n’roll et, quelque part, rassembler les gens par le pouvoir de la musique.

Avec Palace for the People, le groupe revient avec 13 pièces qui plongent encore une fois dans son univers de hard rock cosmique, de blues décapant et de power ballades taillées pour les grandes scènes.

Guitares éclatantes, envolées vocales et arrangements grandioses : tout est là pour faire vibrer les stades.

Pour ce nouveau chapitre, Josh, Jake, Sam et Danny font appel au producteur Mike Elizondo, connu pour son travail avec des artistes comme Eminem, Mary J. Blige et 50 Cent, mais également avec des formations rock et métal comme Linkin Park et Avenged Sevenfold.

Greta Van Fleet livre des hymnes rock fulgurants qui sonnent comme une véritable lettre d’amour à ses fans.

Après une décennie de carrière, le groupe semble vouloir rendre hommage à ceux qui le suivent depuis ses débuts, tout en capturant cette étrange sensation de vertige qui accompagne notre époque.

Qu’on les aime ou qu’on les déteste, Greta Van Fleet demeure fidèle à ses racines.

Musicalement, on retrouve ce rock mystique et puissant qui fait sa marque : les accords vibrants et percutants de Jake Kiszka, la basse qui galope de Sam Kiszka, la batterie incisive de Danny Wagner et, bien sûr, cette voix si forte de Josh Kiszka, quelque part entre le gémissement, le murmure et le cri.

Cette fois, toutefois, les guitares semblent vouloir cogner un peu plus fort.

Certaines compositions flirtent avec un métal aux parfums des années 70 et 80, alors que des sonorités orientales et des arrangements de cordes viennent ajouter quelques nouvelles couleurs à l’ensemble.

Mais voilà le hic : malgré toutes ces petites variations, Greta Van Fleet demeure essentiellement Greta Van Fleet.

La formule fonctionne encore, mais elle commence sérieusement à montrer ses limites.

Déjà, sur Starcatcher en 2023, on pouvait sentir la recette commencer à s’essouffler.

Sur Palace for the People, le constat devient encore plus évident.

Les pièces sont efficaces, les guitares sont solides, la voix de Josh est toujours aussi spectaculaire et le groupe sait parfaitement comment construire un morceau capable de résonner dans une immense salle.

Mais après quelques écoutes, on a malheureusement l’impression d’avoir rapidement fait le tour.

Greta Van Fleet aurait pu profiter de ce nouveau chapitre pour prendre davantage de risques.

Pourtant, le groupe préfère rester dans ses eaux connues plutôt que de s’aventurer vers la pop, le hip-hop ou l’électro.

Et quelque part, c’est aussi ce qu’on peut leur reconnaître : ils restent profondément attachés au rock, à ses gros riffs et à cette nostalgie des grandes années du rock d’aréna.

Le problème, c’est que la nostalgie ne suffit pas toujours à faire avancer une machine.

5/10

Chansons favorites :
• Tear It Down
• Lost In Golden
• Touch Again

 

 

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