
Date de sortie : 22 août
Genre : Blues
Pour souligner ses 50 ans de carrière, l’harmoniciste et légende canadienne Guy Bélanger s’offre un voyage musical d’exception avec un dixième album, enregistré nulle part ailleurs qu’au mythique studio Abbey Road. Un lieu chargé d’histoire, qui a vu défiler les plus grands — des Beatles à David Bowie, en passant par Radiohead et Joe Bonamassa.
Intitulé Postcard from London, l’album réunit 10 pièces majoritairement instrumentales, où le blues se teinte de folk, de funk et de country. À 67 ans, Bélanger propose un opus vibrant, fait de compositions originales et de relectures habitées, comme une façon de rendre hommage à l’endroit où tant de magie a vu le jour.
Réalisé avec Rob MacDonald et mixé par Larry O’Malley et Glenn Scott (Éric Bibb, Mary J. Blige, James Blunt), le disque témoigne d’une ambition claire : pousser encore plus loin les frontières du blues.
Et il y parvient. Ici, les atmosphères sont riches, enveloppées d’un parfum de brumes londoniennes qui se collent aux notes de son harmonica.

L’album s’illumine aussi grâce à des collaborations inspirées : Éric Longsworth (violoncelle), Mélissa Lavergne (percussions), Tommy Gauthier (violon), Mark LeClerc (saxophone), Rob Lutes (voix) et Yves Frulla (piano, Céline Dion), sans oublier un moment fort avec le groupe Will Driving West.
Après Voyages et autres histoires (2023), Guy Bélanger continue d’insuffler à son instrument un souffle qui sonne comme un appel au large. Postcard from London s’impose comme un mariage puissant entre nostalgie et modernité, une carte postale sonore qui fait voyager loin.
Entre blues synergique et moments cinétiques, impossible de résister au magnétisme de son jeu.
8/10
Chansons favorites :
- The End of The Beginning (avec Will Driving West)
- White Freightliner Blues
- London Fog
- Uptown Up
- Crossroad (avec Rob Lutes)