[Critique] Mammoth – The End

 

Date de sortie : 24 octobre
Genre : Hard rock

Après deux excellents albums de hard rock percutant et de grunge décapant (Mammoth en 2021 et Mammoth II en 2023), Wolfgang Van Halen revient déjà à la charge avec un troisième opus, porté par une appétit vorace pour les décibels : The End.

Comme à son habitude, Van Halen a tout fait lui-même — écriture, interprétation, chant et instrumentation — tandis que Michael « Elvis » Baskette assure la production, le mixage et l’ingénierie du son.

Mammoth rugit une fois de plus avec des chansons qui râlent sur l’amour, le succès et l’industrie musicale. Wolfgang y exprime la frustration d’un artiste qui refuse de se laisser enfermer dans les attentes, préférant tracer sa voie à coups de riffs tranchants et de refrains colériques. On y sent la brutalité de la vie et la rage de s’affirmer malgré tout.

La plume de Van Halen perd parfois un peu de fraîcheur, mais jamais de détermination.

 

Sa voix, toujours aussi puissante et mélodique, domine des guitares graveleuses qui déchiquettent tout sur leur passage. La basse est rude, la batterie cogne comme un bagarreur de rue, et quelques touches de funk et de rock progressif viennent épicer la mixture.

Certes, les éléments sont là — tout ce qu’il faut pour nous balancer la purée en pleine gueule — mais l’effet de surprise, lui, s’est un peu dissipé.

The End reste un album habile et accrocheur, assez rugissant pour satisfaire les amateurs de gros son, sans toutefois révolutionner le genre.

Au final, malgré une exécution impeccable et une énergie brute indéniable, The End donne l’impression d’avoir fait le tour du rock et de ses mille et un clichés.

Ça sonne comme une tonne de briques, oui — mais ça risque de passer un peu inaperçu.

6/10

Chansons favorites :

  • The End
  • One Of a Kind
  • I Really Wanna
  • All In Good Time
  • Selfish