[Critique] Maroon 5 – Love Is Like

Date de sortie : 15 août
Genre : Pop

Soyons francs : Maroon 5 fait partie de ces groupes frustrants qui s’enlisent depuis des années dans des albums décolorés, sans âme ni émotion.

Pourtant, tout avait si bien commencé avec Songs About Jane (2002), It Won’t Be Soon Before Long (2007) et Hands All Over (2010). Puis la catastrophe est arrivée avec Overexposed (2012), qui délaissait complètement les sonorités des débuts. À mes yeux, ce fut le début de la perte d’identité du groupe au profit d’un succès radio fracassant.

Pour être honnête, le dernier album de Maroon 5 que j’ai trouvé intéressant reste V (2014). Depuis, je ne mâcherai pas mes mots : c’était franchement médiocre.
Tout sonnait comme un album solo d’Adam Levine.

Les rumeurs laissaient entendre qu’après JORDI (2021), leur dernier échec critique, Maroon 5 tenterait de retrouver sa vigueur et sa signature sonore sur un huitième album. C’est donc avec curiosité que j’ai écouté Love Is Like, disponible en version standard (10 titres) et deluxe (13 titres).

Surprise : les sonorités convoquent à nouveau la pop, le rock, le funk, la soul, le R&B, un peu de hip-hop et même des touches de jazz grâce à des samplings. La production est signée Federico Vindver, JKash, Sam Farrar, Adam Levine et plusieurs autres.

Adam Levine chante encore une fois sur les thèmes des relations toxiques, des amours instables et des souvenirs de carrière.

Malheureusement, son écriture demeure basique et sans réelle profondeur.


Côté musical, on retrouve tout de même la guitare funk-soul de James Valentine par moments, la basse disco-soul de Sam Farrar, la batterie groovy de Matt Flynn entre funk, pop-rock et hip-hop, ainsi que les claviers de Jesse Carmichael. PJ Morton apporte quant à lui des nappes gospel-jazz hypnotisantes, et des cuivres viennent solidifier les mélodies pop.

Le hic : Adam Levine, aussi talentueux qu’il soit, abuse encore de l’autotune. C’est affreusement désagréable, surtout pour un chanteur qui n’a rien à prouver vocalement.
Quant aux invités (LISA, Sexyy Red et Lil Wayne), ils n’ajoutent rien de pertinent à l’album.

La bonne nouvelle, c’est que cette fois, on retrouve malgré tout des sonorités plus vivantes et funky qui rappellent le Maroon 5 scintillant d’autrefois.
Pour la première fois depuis 2014, j’ai réellement pris du plaisir à écouter leur musique. Maroon 5 donne même envie d’un gin tonic au bord de la piscine par moments : c’est rythmé, enjoué et funky.

Love Is Like ne marque pas un retour révolutionnaire, mais il reste des traces identifiables de leur ADN musical, assez pour rendre l’album attrayant et nous rappeler que Maroon 5 peut encore surprendre.

Note : 4/10

Chansons favorites :

  • Yes I Did
  • Love Is Like (avec Lil Wayne)
  • I Like It (avec Sexyy Red)
  • Burn, Burn, Burn
  • California