
Sortie : 29 septembre
Genre : Jazz
Alors que l’année touche à sa fin et que décembre arrive à grands pas, il est temps de rattraper quelques découvertes marquantes.
Parmi elles, l’une des plus belles surprises est sans conteste Sven Wunder.
Il existe des artistes dont on ignore tout jusqu’au moment où leur musique nous traverse soudain, comme une évidence.
C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce compositeur suédois à l’esthétique versatile et cinématographique.
En quelques écoutes, son univers jazz hybride m’a happé : un mélange d’inspirations globales, de grooves organiques et d’arrangements ciselés qui se déploient avec une élégance rare.
Avec quatre albums déjà salués par les amateurs de jazz et de musiques instrumentales — Eastern Flowers (2020), Wabi Sabi (2020), Natura Morta (2021) et Late Again (2023) — Sven Wunder, alias Joel Danell, a façonné une signature sonore immédiatement reconnaissable, pleine de nuances et de couleurs.
Il revient aujourd’hui avec un cinquième album qui prolonge et élève encore davantage son art de la suggestion sonore.
Day Break puise son inspiration dans un phénomène simple et universel : l’instant où le premier rayon du soleil caresse le monde, ouvrant la porte à la promesse d’un jour nouveau. Cette image lumineuse irrigue l’ensemble du disque.
Composé de treize pièces instrumentales, Day Break oscille entre jazz velouté, soul-funk cosmique, touches trip-hop et envolées psychédéliques. L’album respire, s’étire, se déploie avec la douceur progressive d’une aurore.
On glisse de climats feutrés vers des grooves plus affirmés, toujours portés par la finesse d’écriture et la précision de production propre à Danell.

Les arrangements, entièrement organiques, mêlent sonorités de bois franches et immersives à des cordes éclatantes enregistrées avec le Stockholm Studio Orchestra dirigé par Erik Arvinder.
S’ajoutent le jeu hypnotique du batteur et producteur Malcolm Catto, des basses funk-soul groovy, des cuivres chaleureux, ainsi que les scintillements du vibraphone, du piano et du Wurlitzer qui parachèvent l’ensemble.
Une véritable constellation de musiciens vient ainsi sublimer ce cinquième opus, qui ne force jamais le trait mais hypnotise lentement, jusqu’à rayonner comme une aube parfaitement maîtrisée.
Day Break est l’album idéal pour accompagner la naissance d’une journée ou simplement se laisser porter par le jazz envoûtant et sensuel de Sven Wunder.
Un album qui évoque parfois la bande-son d’un film d’action des années 70, porté par un soupçon de sensualité et d’élégance, juste assez dosé pour séduire tous les sens.
Un opus aussi irrésistible que sublime.
Prenez un siège et embarquez pour un aller simple vers la musique de Sven Wunder : un nom à retenir, et surtout à écouter sans demi-mesure.
10/10
Chansons favorites :
– Setting Off
– Day Break
– Scenic Byway
– Take A Seat
– Windward
– Deep Sea
– Liquid Mountain