
Depuis leur victoire au Mercury Prize grâce à l’excellent album Where I’m Meant To Be (2022), un véritable bijou de jazz vibrant et collectif créé en plein cœur de la pandémie qui nous avait tous confinés, cet album offrait une échappatoire à cette période sombre. Aujourd’hui, Ezra Collective revient avec une célébration pleine de joie, laissant la musique s’épanouir à travers des rythmes captivants et empreints de positivité.
Les cinq musiciens poursuivent l’évolution de leur style avec Dance, No One’s Watching, un album électrisant de 19 pièces qui explore le jazz tout en flirtant avec le hard funk, le dub, la néo-soul, l’afrobeat et le highlife.
Fidèles à leur esprit de collectivité complice et envoûtante, ils parviennent à fusionner ces genres avec une aisance remarquable.
Portée par des vibrations irrésistibles, inspirées de Funkadelic, Fela Kuti et Pharoah Sanders, leur musique transcende les genres et captive les sens.
L’ensemble d’Ezra Collective s’unit pour façonner un chef-d’œuvre. Avec Femi Koleoso à la batterie et à la direction, TJ Koleoso à la basse, Joe Armon-Jones aux claviers, Ife Ogunjobi à la trompette et James Mollison au saxophone ténor, ils nous livrent des morceaux électrisants, fusionnant rythmes jazz-funk et moments instrumentaux enchanteurs.
Sans oublier quelques titres sublimés par la présence d’invités somptueux et charismatiques tels que Yazmin Lacey, Olivia Dean, le rappeur M.anifest et Moonchild Sanelly, qui viennent enrichir la musique du quintet londonien.
Je dois être honnête : jusqu’à récemment, avec la version deluxe de leur album Where I’m Meant To Be, je ne connaissais pas Ezra Collective.
Leur immense talent réside dans la façon dont ils nous offrent un jazz débordant d’énergie radieuse.
J’ai été captivé par leur univers dansant, et il y a quelque chose d’absolument magique dans leur manière de partager leur musique !

Avec des arrangements éclatants de cuivres résonnants, porteurs de messages d’espoir et d’amour pour une danse sans tabous, des lignes de basse voluptueuses mêlant funk et soul, des pianos aux sonorités latines raffinées, et des percussions influencées par le funk, le hip-hop et l’afrobeat, l’ensemble crée une atmosphère divine.
L’album se divise en quatre sections distinctes, entrecoupées d’interludes qui tissent un récit autonome, à part de la liste principale des pistes.
Le disque est rempli de rythmes entraînants pour le dancefloor, tandis que la deuxième section, bien rythmée, adopte une ambiance jazz lounge mid-tempo. La troisième section met en avant l’improvisation, permettant à la musique d’être une entité à part entière.
Enfin, la quatrième section reprend avec vigueur le jazz funk.
Bien que Dance, No One’s Watching soit conçu pour offrir des instants de joie et de célébration, c’est également un chef-d’œuvre euphorisant qui honore la diversité de nos cultures tout en favorisant une belle unicité.
C’est un véritable bijou dans le monde du jazz, une célébration éclatante de l’harmonie et de l’unité.
Chansons favorites :
– Everybody
– God Give Me Feets For Dancing (avec Yazmin Lacey)
– No One’s Watching Me (avec Olivia Dean)
– Why I Smile
– Expensive
– Shaking Body
– Ajala
– The Herald
– Streets is Calling (feat. M.anifest et Moonchild Sanelly)