Franz Ferdinand -The Human Fear

 

 

Après sept longues années depuis Always Ascending (2018), les Écossais de Franz Ferdinand reviennent avec un sixième album. Seuls membres originaux, le chanteur et guitariste Alex Kapranos ainsi que le bassiste Bob Hardy, sont désormais accompagnés de la nouvelle batteuse Audrey Tait.

Quoi qu’il en soit, le groupe promet un véritable feu d’artifice de rock explosif.
Reste à voir si leurs paroles suivent leurs actes !

On nous présente The Human Fear, un album de 11 pièces dans un indie rock alternatif qui flirte avec le post-punk, rappelant étrangement l’énergie des débuts.

Pourtant, au fil de l’écoute, l’album explore de manière inégale les années 70, la pop synthé et l’électro-glam pop.

Alex Kapranos et ses compagnons semblent avoir perdu leur vigueur, offrant un rock plutôt fade et dépourvu de surprises.

Bien que le thème de The Human Fear soit fascinant, rien ne décolle vraiment. Les chansons abordent la quête du grand frisson à travers nos décisions, les grandes craintes humaines comme la solitude et la mortalité. C’est également une tentative de surmonter les difficultés de la vie, mais le résultat laisse une impression de déjà-vu.

J’ai l’impression que Franz Ferdinand tourne en rond, laissant un goût amer tout au long de l’écoute.

 

 

Musicalement, il manque cette énergie bondissante des guitares des années 2000.
Le reste des arrangements devient rapidement lassant, au point que même rédiger cette critique s’avère fastidieux.
Nous sommes loin des albums phares comme leur premier opus ou Right Thoughts, Right Words, Right Action (2013).

Un autre coup dans le vide pour un groupe qui, autrefois, savait comment faire vibrer son public.

Je crois que Franz Ferdinand fait désormais partie de ces groupes ayant perdu leur essence créative.
Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu autant de mal à digérer une parution de Franz Ferdinand.

The Human Fear porte bien son nom, puisqu’en effet, il fait peur.

Chanson favorite :
Audacious