Ghost-Skeletá

 

Après Papa Emeritus III, Cardinal Copia et Papa Emeritus IV, GHOST lève le voile sur son nouveau guide spirituel : voici venir Papa V Perpetua.

3 ans après IMPERA (2022), le groupe suédois de hard rock occulte entame un nouveau cycle avec Skeletá, un sixième album envoûtant, traversé par une tension mystique et un souffle théâtral toujours aussi saisissant.

Composé de dix titres, Skeletá s’enracine dans un amalgame explosif de hard rock, doom metal, glam, disco rock et synth-pop.

Une œuvre hybride, à la croisée du sacré et du profane, portée par des influences assumées des années 70 et 80.

Le résultat ? Un monstre à trois têtes qui évoque tour à tour Journey, ABBA, Def Leppard, Metallica et Black Sabbath.

Produit par Gene Walker, l’album poursuit la vision singulière de Tobias Forge.

Avec ses Ghouls, il signe une collection de morceaux traversés par des thèmes aussi universels qu’intimes : les vérités qu’on préfère taire, l’autosabotage, le deuil, l’amour vu comme une arme, et la place du plaisir charnel dans nos vies modernes.

Ghost ne cherche pas l’innovation à tout prix, mais parvient néanmoins à livrer quelques power ballades dignes des plus grandes arénas — et ce n’est pas pour nous déplaire.

Sans réelle surprise, certes, mais jamais dénué d’efficacité.

 

 

 

Musicalement, le groupe déploie un arsenal redoutable : guitares glam-rock galopantes, lignes de basse avec une touche disco, batterie rugissante, synthés vintage tout droit sortis des années 80 et même des chœurs d’enfants qui viennent éclairer l’ensemble d’une lumière presque céleste.
Quant à la voix tiraillée de Tobias Forge, elle oscille entre vulnérabilité et intensité dramatique, sans jamais laisser l’auditeur indifférent.

Plus qu’un disque, Skeletá s’impose comme une introspection à ciel ouvert — un dialogue tendu entre l’angoisse existentielle et la mort qui rôde, implacable, peu importe nos choix.
Comme à son habitude, Forge enveloppe ses réflexions d’un imaginaire riche, où le satanisme, la possession et les écritures bibliques servent de métaphores puissantes pour sonder les ténèbres de l’âme humaine.

En définitive, même si l’effet de surprise s’est quelque peu dissipé, Ghost continue de livrer ce qu’il sait faire de mieux : un rock spectaculaire, théâtral et mystique. Le groupe ne réinvente peut-être pas la roue, mais il maîtrise son art avec une telle précision qu’il frappe toujours juste. Et au final, c’est tout ce qu’on lui demande.

Chansons favorites :

  • Lachryma
  • Guiding Light
  • Umbra
  • Peacefield
  • Excelsis
  • Satanized