
Suite à leur album véhément et provocateur « CRAWLER » (2021), le groupe anglais IDLES présente un cinquième opus audacieux qui met en lumière l’importance de l’amour au plus profond de nos êtres, pour ainsi dire.
TANGK, composé de 11 pièces, propose un post-punk adouci et plus chaleureux, orienté vers des rythmes plus dansants que son prédécesseur, avec des teintes de soul, de funk et de hip-hop.
Produit par Mark Bowen, Kenny Beats et le célèbre Nigel Godrich (Radiohead, Travis, Beck, Roger Waters, Paul McCartney), Joe Talbot et la bande nous offrent des chansons qui délaissent l’indignation et la colère des albums précédents, mais s’ajoutent au pouvoir résistant de l’amour, ce sentiment si puissant et salvateur à la fois.
Bien sûr, sa plume est toujours aussi surprenante.
La voix de Talbot est moins sombre et offre davantage de nuances dans ses refrains.

Sur le plan musical, l’album marque un virage radical par rapport à leurs précédents opus tels que Brutalism (2017) ou Joy as an Act of Resistance (2018).
Pour vous donner une idée, IDLES semble explorer un territoire plus expérimental, rappelant KID A, avec une utilisation prononcée de synthés new wave et d’échantillons de cordes, tout en conservant encore quelques guitares punk qui griffent.
Il m’a fallu plusieurs écoutes pour en saisir l’essence, ce cinquième album étant plutôt calme si on le compare aux autres qui étaient, comment dire, violents.
Mais une fois plongé dedans, la musique y devient hypnotique, tout comme son message : oui, l’amour peut tout sauver.
IDLES puisent dans la gratitude de l’amour avec une attitude punk frénétique.
TANGK est à la fois déroutant et exquis.
C’est un effet étrange mais incroyablement addictif.
Chansons favorites :
– Roy
– POP POP POP
– Gift Horse
– A Gospel
– Dance Avec LCD Soundsystem
– Grace
– Jungle
-Gratitude