
Plus de deux décennies à accumuler les succès et les tournées, invitant le public québécois à vivre des samedis soirs québécois inoubliables et à se régaler avec des albums imprégnés de refrains à la bonne franquette, débordant de cette bonne humeur contagieuse. C’est la mission que les gars de Kaïn s’efforcent de maintenir avec leur musique du peuple.
Après l’album « Je viens d’ici » (2019), un double album qui revisite avec des invités magiques les incontournables, ainsi que dix pièces perpétuant la tradition qui a bâti la réputation de Steve Veilleux et de ses comparses.
Près de 20 ans après le premier album Pop Culture (2004), Kaïn arrive avec un huitième album, poursuivant leur désir d’offrir des chansons qui résonnent et font chanter le cœur à pleine voix.
Voici « El Grande Torpedo », un album de 10 morceaux qui fusionne le rock ‘n’ folk festif de toujours, le country empreinte de nostalgie, les rythmes traditionnels cajuns incendiaires, le bluegrass chaleureux, et une pincée enivrante de musique latine qui insuffle une énergie aux refrains contagieux.
Réalisé par les membres de Kaïn, avec Davy Gallant, l’homme derrière les albums emblématiques du groupe.
Parmi les influences, on retrouve Peter Gabriel, Los Lobos, Willie Nelson et Old Crow Medicine Show.
L’essence de l’authenticité du groupe est bel et bien présente.
Chez Kaïn, c’est avant tout l’histoire d’une amitié chaleureuse, de coudes solidaires, de l’amour sous toutes ses formes, bien sûr, la fête au bout de chaque refrain. Les souvenirs de ti-cul, la famille qui renforce nos liens, et ce message positif et viscéral de laisser les bons temps rouler, le reste attendra.
Car l’essentiel, c’est l’instant présent.
Depuis deux décennies, ce leitmotiv résonne haut et fort dans les paroles du trio, qui ne se départit pas de cette signature.
Sur le plan musical, la voix de Veilleux est teintée d’éclats de rire, la basse de Maheu est succulente et entraînante, et la guitare de John Anthony Gagnon Robinette (nouveau venu dans la famille depuis Welcome Bonheur en 2017) brille de mille feux dans ses jeux, ajoutant ainsi une touche particulièrement vibrante à leur son unique.
Disons-le franchement, Kaïn doit rester Kaïn. Que certains d’entre vous les trouvent redondants ou non, l’essence de ce groupe réside précisément dans cette familiarité que l’on retrouve dans leurs chansons, faites d’une poésie sincère qui raconte les vraies choses.
Le keto, le yoga, le thé vert, le désert, la soie dentaire, le ménage, le bronzage, le végan, le trafic de Montréal… Kaïn n’est pas fait pour ça.
« El Grande Torpedo est véritablement un album qui rassemble chacun et chacune dans une musique chaleureuse, prête à être chantée autour d’un verre ou d’un feu de camp, lors d’une soirée étoilée.
La symbiose musicale des gars ne perd pas de son mordant, mais surtout, mention spéciale au track de basse délirante de Maheu !

Leur mission de vivre heureux et de prolonger le plaisir jusqu’à ce que le rideau du spectacle de la vie se ferme, bien au-delà de leurs vieux os, se ressent dans l’ensemble de cet album jovial, authentique et contagieux.
Swingez avec votre compagnie et tant que notre heure ne sera pas sonnée!
Chansons favorites :
– El Grande Torpedo
– Mourir Heureux
– Laisse les bons temps rouler
– Un Samedi soir québécois
– Mon vieux
– 3H30
-Monsieur Tremblay
Quand j’ai vu le titre « Laisses les beaux temps rouler », j’ai pensé que c’était un cover de la toune du groupe « The Cars ». Et bien non.