Leif Vollebekk -Revelation

Il y a des artistes qui réussissent à se faire une place particulière dans nos cœurs, grandissant au fil de leurs albums, jusqu’à devenir une sorte de confident, voire une famille.

Lorsque les moments sont difficiles, leur musique offre un réconfort, comme une étreinte qui murmure : « Tout ira bien, je suis là. »

Leif Vollebekk est de ceux-là.

À chaque sortie, il nous transporte dans un univers d’évasion. Avec Inland (2010), il proposait un folk brut et instinctif. North Americana (2013) marquait son ascension, révélant un jeune auteur-compositeur-interprète en pleine évolution. Puis Twin Solitude (2017), d’une sensibilité rare, lui a valu un prix Polaris.

L’artiste montréalais est devenu une figure incontournable de la scène musicale, ici et ailleurs. Enfin, New Ways (2019) a confirmé son statut parmi les grands, aux côtés d’artistes tels que Gregory Alan Isakov, Patrick Watson, Daniel Bélanger, Louis-Jean Cormier et Leonard Cohen.

Aujourd’hui, Leif Vollebekk revient avec un cinquième album, poursuivant son parcours singulier.

Il s’immerge de nouveau dans ses instruments et sa poésie vibrante, inspiré par une exploration du Yi Jing de Carl Jung & de l’alchimie  des mystères du divin.

Revelation propose 11 morceaux gracieux, tendres et organiques, dans un registre indie-folk orchestral, avec une touche soul, gospel et country.

L’album est le fruit d’une collaboration étroite avec Vollebekk, mixé par Tchad Blake (Tom Waits, Arctic Monkeys, Tracy Chapman) et masterisé par Greg Calbi.

Il évoque des influences allant de Bruce Springsteen à Peter Gabriel, Paul McCartney et Bob Dylan.

Vollebekk nous invite dans une odyssée émotive, explorant sa quête d’équilibre entre spiritualité et existence, avec des fragments de souvenirs, l’amour, l’amitié et des réflexions profondes, le tout avec une écriture d’une rare beauté. Les paroles plongent également dans la nature et notre mortalité.

 

 

 

Musicalement, l’album se distingue par ses arrangements terrestres et sa voix remarquable, avec le piano, la guitare, la basse, l’orgue B3, l’harmonica, l’accordéon et le synthétiseur Moog. L’excellent batteur Jim Keltner, la joueuse de steel guitar Cindy Cashdollar (qui a joué pour des légendes comme Bob Dylan, Van Morrison et Rod Stewart), et le bassiste Shahzad Ismaily contribuent également, avec les voix d’Angie McMahon et Anaïs Mitchell aux chœurs. Les cordes ajoutent une touche céleste à l’ensemble.

L’album inclut aussi une ballade introspective et langoureuse de plus de 8 minutes qui donne la chair de poule, devenant l’une de mes chansons préférées.

Le cinquième album de Leif Vollebekk est magistral, avec un indie-folk orchestral grandiose et captivant.

Il donne l’impression de toucher le ciel et de retrouver, ne serait-ce qu’un instant, une profonde paix intérieure.

Il n’y a pas à dire, il ne fait jamais les choses à moitié. À chaque écoute, on perçoit clairement son dévouement.

Émue par toute cette beauté.

Chansons favorites :
– Surfer’s Journal
– Rock N Roll
– Southern Star
– Elijah Rose
– Moondog
– Sunset Boulevard Expedition
– False Hearted Lover
– Mississippi