Les Dévadés (Éric Goulet & Luc De Larochellière)

 

 

Imaginés par Luc De Larochellière et Éric Goulet, les Dévadés incarnent le groupe qu’ils auraient pu former s’ils n’avaient pas choisi des carrières solos distinctes.

Avec leur premier album, les Dévadés prennent vie et nous embarquent dans un voyage musical audacieux, à la hauteur de leurs ambitions.

Le projet se décline en un superbe vinyle, un CD et un livret de 44 pages au format fanzine, qui raconte l’histoire du groupe fictive, présente les paroles des chansons, et propose des illustrations signées par des talents comme Caro Caron, Siris La Poule, Carlos Santos, Alexandre Lafleur, Billy Mavreas et Simon Bossé.

Le tout plonge les auditeurs dans l’univers unique et créatif des Dévadés.

La pochette vibrante et expressive a été réalisée par Julie Doucet, une bédéiste de renom révélée par son fanzine Dirty Plotte (publié de 1988 à 1990) et lauréate du Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2022.

Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité et me pousser à découvrir ce premier album des Dévadés, un projet qui fusionne harmonieusement les talents des deux artistes.

Le duo propose 13 morceaux qui marient parfaitement le rock new wave brut à l’énergie cinétique de l’alternatif des années 80, en y ajoutant une touche de rockabilly.

On retrouve des influences de Depeche Mode, The Cure, New Order, Talking Heads, The Smiths, French B et Plastic Bertrand.

Luc De Larochellière et Éric Goulet, sous le nom des Dévadés, nous livrent une poésie fragmentée, imprégnée du mal-être dans un monde superficiel où tout est à vendre.

Entre métro, boulot et dodo, les protagonistes cherchent des réponses à leurs réflexions, avec une plume oscillant entre cynisme et lucidité, laissant entrevoir une mince lueur d’espoir à travers des mots tranchants.

Musicalement, l’album nous transporte dans une vague de guitares au style typiquement années 80, avec une touche de The Cure, un soupçon de post-punk, et des synthés sombres, tout droit sortis d’un film de Dario Argento. Lugubre et mélodique à la fois.

L’écho fantomatique des voix de Luc De Larochellière et Éric Goulet agit comme un phare dans cette aventure musicale percutante. La fusion de ces deux interprètes est magique à chaque écoute.

 

 

 

 

 

Les Dévadés est sans conteste un projet surprenant qui explore avec brio les sonorités nostalgiques des années 80. Pour vivre pleinement l’expérience, je vous conseille de jouer le vinyle à plein volume tout en feuilletant le fanzine. Laissez la musique envahir votre esprit comme il se doit.

Cette musique envoûtante puise autant dans la tristesse que dans la lumière, nous guidant à travers les passages obligés de l’existence, de la guerre chaude à la guerre froide.

Les Dévadés nous plongent dans un univers où la force des mots rencontre l’énergie éclatante du rock des années 80. On a l’impression de voyager dans le temps à bord d’une DeLorean, le spray net dans les cheveux, retrouvant cette jeunesse perdue.

chanson favorite
L’éden
-Panne d’horizon
-Tristesse pornographique
-Troue noir
-Tout m’importune
-Tout est a vendre ,j’attend les soldes
-Juste le ciel
-Passeport pour l’ennuie
-Mourir en plein ciel