LP-Love Lines

 

 

Si l’on peut affirmer une chose à propos de l’auteure-compositrice-interprète LP, c’est qu’au fil de ses six albums, elle a révolutionné l’art de traiter la rupture.

Elle se livre avec une sincérité sans pareille.

Grâce à des chansons telles que le méga succès « Lost On You », qui résonne en chacun de nous, Laura Pergolizzi a bâti un succès qui perdure depuis près d’une décennie.

À peine deux ans après la sortie de l’album « Churches » en 2021, elle nous présente aujourd’hui son septième opus, qui continue d’approfondir le bilan de ses histoires d’amour extravagantes.

Love Lines, composé de 12 morceaux, présente toujours des sonorités polyvalentes dans une enveloppe pop dansante, mêlant la musique latine, l’électro et des cordes luxuriantes, sans oublier des parfums eighties très présents tout au long de l’album.

S’inspirant de Pat Benatar, Santana, Queen, Sia, The Beatles, Elton John, avec un clin d’œil à « Rhapsody in Blue » de George Gershwin, ces chansons ont été écrites lors de sessions entre Grand Cayman dans les Caraïbes et Palm Springs. Elles ont été produites par Ashton Irwin (5 Seconds of Summer), Andrew Berkeley Martin et Matthew Pauling.

LP nous offre un périple à travers les leçons apprises lors de ses histoires d’amour perdues, tout en abordant également les thèmes du deuil et des nouveaux chapitres de sa vie.

Son album oscille entre résilience et regret.

 

 

 

 

Musicalement, LP reste fidèle à elle-même, avec sa voix aiguë omniprésente, ses sifflements caractéristiques, des guitares, un ukulélé, et des rythmes évoquant quelque chose de la salsa.

On retrouve également, comme mentionné précédemment, des sonorités rappelant les années 80 avec quelques cuivres pour apporter de la chaleur tout au long du processus de guérison de la femme.

Tous les éléments semblent parfaitement alignés pour charmer l’auditeur, cependant, personnellement, je commence à ressentir des difficultés avec ses chansons pop qui tendent à devenir trop prévisibles.
J’ai toujours cette impression que les mélodies ressemblent étrangement à certaines de celles de son répertoire du passé.
Même si ce n’est pas une déception totale, LP ne nous livre pas, à mon sens, son album le plus mémorable.

En ce qui concerne Love Lines, c’est de la pop moderne qui ne peut pas faire de mal.
Alors que d’autres s’efforcent parfois trop de suivre le mouvement, LP continue de persévérer dans ce qu’elle fait de mieux.

 

  • Chansons favorites :
  • Golden
  • Dayglow
  • Long Goodbye
  • Love Song
  • Hold The Light