
Pour certains d’entre vous, l’auteur-compositeur-interprète Olivier Bélisle n’est pas un nom très répandu dans l’industrie. Cependant, si l’on prend du recul, on découvre que cet homme n’en est pas à son premier barbecue dans l’industrie musicale.
En effet, il a été membre du groupe funk Coyote Bill vers 2010, et a également fait partie du légendaire groupe Canailles, apportant sa contribution à la création de 3 albums et d’un EP.
Au cœur de toutes ces aventures rocambolesques, Olivier Bélisle nous a offert 3 albums remarquables : Olivier Bélisle (2012), Une fois par jamais (2016) et le sublime Broderie (2020).
Et maintenant, Bélisle revient pour nous présenter un quatrième album qui nous emmène dans un voyage à travers sa quête pour comprendre la vie et notre passage ici-bas, explorant la fameuse grande question que chacun se pose à chaque infime seconde où nous respirons.
Voici Rester en voyage, un album de 12 pièces imprégnées d’un folk bluesgrass tissé serré, juste ce qu’il faut de rugueux sans être trop soigné ni trop crasseux.
Des parfums enivrants de rock ‘n’ roll, funk et jazz manouche éclaté.
On y retrouve des influences qui rappellent le style de J-P Le Pad, Bernard Adamus, Jean Leloup, Daniel Boucher, et Plume Latraverse.
Pour son nouvel album, Bélisle a collaboré avec son complice Hugo Chaput pour donner vie à cette œuvre.
Dans ce trésor folk, l’artiste nous offre des chansons qui racontent les mille et un chemins à se fendre l’âme pour fuir la routine.
Sa plume est rudement poétique, mais elle est également teintée d’humour, regorgeant d’images fortes et de réflexions issues d’une observation minutieuse de la vie.
Entre nos dettes, nos peurs et l’amour qui scie le cœur en deux, l’homme puise dans la sagesse qui lui reste pour chanter ces moments.
Parsemé de personnages en quête d’un sens à leur rôle ici, d’histoires captivantes et de lieux envoûtants.

Sur une musique folk dégourdie qui coule harmonieusement dans la tradition du style, agrémentée d’accents de rock ‘n’ roll, de jazz et de manouche, Olivier Bélisle se distingue avec son banjo et ses guitares festives.
Entre des moments orchestraux vibrants d’une simplicité désarmante, il joue avec sa poésie pour nous offrir des chansons qui capturent l’invisible aux yeux des autres.
Qu’il chante avec douceur le vieillissement, les radios, les petites et grandes questions, l’amour, la famille, les amitiés, la détresse, et bien d’autres thèmes, l’homme nous touche à chacun de ses refrains.
Sa musique laisse un goût sucré-salé tout au long de l’écoute, qui persiste dans la bouche mais jamais amer.
Rester en voyage est un album folk tout en délicatesse qui ne peut pas être plus sincère qu’il ne l’est.
Beau et authentique à chaque note, Bélisle continue de nous emmener en voyage avec cette capacité à transformer le banal en un monument de grandeur que peut être la vie.
Chansons favorites :
– Bitsouki
– 6 corps sur le plancher
– Aux première loges
– Rester en voyage
– Rock n scroll
– Ophélie
– Mes espaces solaires