Pearl Jam-Dark Matter

 

 

Depuis trente-cinq  ans, Pearl Jam continue d’évoluer à sa manière, avec des albums emblématiques tels que « Ten » (1991), « Vs » (1993) et « Vitalogy » (1994).

Je m’arrête là dans la liste des classiques de ce groupe mythique du rock de Seattle.

Après l’excellent « Gigaton » (2020), qui correspondait parfaitement à mes goûts, le chanteur Eddie Vedder a sobrement déclaré au sujet du nouvel opus : « Je pense que c’est notre meilleur travail », piquant ainsi vivement ma curiosité.

Abordons maintenant leur douzième album qui promet un rock explosif plutôt sombre.

J’attends avec impatience de découvrir ce nouvel opus après cette déclaration étonnante.

Nous découvrons « Dark Matters », un album de 11 morceaux dans un style rock classique, alternatif graveleux et bruyant avec des éléments punk pleins de vitalité et d’indignation.

Il comporte également des touches de folk poisseux.

Produit par André Watt, le producteur en vogue derrière des stars pop telles que Dua Lipa et Miley Cyrus, et récemment impliqué avec The Rolling Stones, Ozzy Osbourne et le premier album solo d’Eddie Vedder, « Earthling » (2022).

Vedder et ses comparses nous livrent des chansons qui embrassent leur époque tout en continuant de maintenir la force du groupe, passant d’une ode au pouvoir de la musique live qui peut nous sauver, à une chanson pour les filles d’Eddie, un peu sirupeuse je l’avoue, en abordant également le climat politique sombre et néfaste, dénonçant les dictateurs qui crachent sur l’amour, sans oublier un hommage poignant à leur ami au timbre vocal d’acier, Chris Cornell, de Temple Of The Dog, Soundgarden et Audioslave.

Si vous espérez un retour aux sonorités grunge abrasives de l’époque, ce n’est pas exactement ce que vous obtiendrez, je dois vous avertir.

 

 

 

Bien sûr, les guitares de Mike McCready sont plus fortes et électrisantes, et la voix de Vedder est projetée de manière brute avec un strict minimum de raffinement.

La section rythmique de basse de Jeff Ament appuie pleinement les guitares de Stone Gossard et la batterie de Matt Cameron en symbiose avec l’ensemble du groupe.

Le douzième album a été enregistré en seulement trois semaines au studio Shangri-La de Rick Rubin, tous ensemble dans la même pièce, ce qui explique pourquoi l’écoute dégage une énergie encore plus dévastatrice et solide.

Malgré tout, Pearl Jam nous offre un album de rock à la fois féroce et exploratoire, rappelant un animal sauvage affamé, qui marie la spontanéité des albums comme « Vitalogy » (1994), « Yield » (1998) et « No Code » (1996) avec l’instinct créatif de « Binaural » (2000), « Backspacer » (2009) et « Gigaton » (2020).

En ce qui concerne mes attentes, je peux dire que cet album est loin d’être décevant. Il constitue un ajout puissant à la discographie de Pearl Jam, offrant un rock fluide, intrépide et revigorant avec « Dark Matters ».

Quant à la déclaration d’Eddie Vedder affirmant que c’est leur meilleur travail à ce jour, je partage complètement cet avis.

Plus on écoute l’album, plus on est captivé par le rock de Pearl Jam.

Cet album représente une avancée significative pour le groupe, démontrant une forme exceptionnelle.

J’ai un gros coup de cœur !

 

Chansons favorites :
– Wreckage
– Dark Matter
– Running

-Upper Hand
– Scared Of Fear
– React, Respond
– Setting Sun
– Got To Give