
Depuis son album Trouble (2004), Ray LaMontagne apaise nos blessures intérieures avec sa musique, offrant quelque chose de beau et bouleversant à la fois. Mon amour pour cet artiste n’a pas faibli depuis lors.
Je pense notamment à des chefs-d’œuvre comme Gossip in the Grain (2008), God Willin’ & The Creek Don’t Rise (2010) avec The Pariah Dogs, Ouroboros (2016) et Part of the Light (2018).
À chaque album, il se révèle un peu plus sans jamais perdre de vue son amour pour le folk soul organique. Il fait partie de ces artistes dont la voix nous transporte sans toucher le sol, aux côtés d’Amos Lee, Nathaniel Rateliff, Leonard Cohen, Gregory Porter, Leif Vollebekk, et Patrick Watson.
À ce stade de la lecture, il est clair que j’ai une affection inconditionnelle pour ces artistes qui restent fidèles à eux-mêmes sans compromettre leur intégrité. Passons maintenant au sujet principal.
Quatre ans après Monovision (2020), Ray LaMontagne, auteur-compositeur-interprète, revient avec son neuvième album. Ce disque évoque les souvenirs de jeunesse et l’innocence qui ont façonné son amour pour la musique et la scène. Il reflète également les réflexions qui ont mûri l’artiste, tout en conservant cette voix chaleureuse et émotive qui lui est chère.
Voici donc Long Way Home, un album de 9 morceaux qui nous plonge dans un folk rock aux sonorités des années 70, avec des touches de soul gospel, blues et americana, entre The Righteous Brothers Van Morrison, CCR, Otis Redding, Bob Dylan, et Damien Rice.
Pour son neuvième album en 22 ans de carrière, Ray LaMontagne signe une nouvelle œuvre en collaboration avec Seth Kaufman, connu pour son travail avec Lana Del Rey, Angel Olsen et Floating Action. Enrichi par les voix scintillantes des The Secret Sisters, l’album nous entraîne dans une odyssée sur le thème du vieillissement, revisitant ses souvenirs de jeunesse, comme son premier concert de Townes Van Zandt. À travers des paroles et une voix à la fois rauque et lumineuse, LaMontagne explore les réalités des combats souvent perdus, les changements de perspective, et l’apprentissage à travers les cicatrices de la vie.
Lyriquement, l’album se concentre sur des thèmes émotionnels, fidèle à la poésie simple et humaine qui définit l’artiste. Loin de chercher une formule gagnante, il laisse plutôt l’authenticité et la beauté de ses refrains s’exprimer librement.

Musicalement, l’album mélange habilement folk rock et soul americana, soutenu par les chœurs revigorants et enchanteurs des The Secret Sisters. Associée à la voix de LaMontagne, cette combinaison crée un spectacle absolument sublime. Les guitares chaleureuses se mêlent à une orchestration qui évoque la lumière d’un arc-en-ciel apparaissant après une pluie torrentielle, apportant une touche divine à l’ensemble.
Ce neuvième album évoque un mariage naturel de folk, se situant à mi-chemin entre Till the Sun Turns Black (2006), Supernova (2014) et ses récentes parutions.
Il continue de refléter la volonté de l’artiste de préserver son style distinctif.
Si vous n’appréciez pas un style épuré et sans artifice, cet opus de Ray LaMontagne n’est peut-être pas pour vous.
En revanche, pour ceux qui aiment son œuvre pour sa manière sincère de nous toucher droit au cœur, cet album est fait pour vous.
Comme il le dit lui-même, il ne changera rien et persiste à faire les choses selon son propre ressenti, ce qui est tout à son crédit.
Avec Long Way Home, Ray LaMontagne nous propose un voyage introspectif d’une grande sensibilité.
Certes, il ne se réinvente pas, mais il nous apporte un profond réconfort intérieur.
Chansons favorites :
– Long Way Home
– Step Into Your Power
– The Way Things Are
– Yearning
– I Wouldn’t Change A Thing