Staind -Confession Of The Fallen

 

 

 

Il s’est écoulé un laps de douze années depuis leur dernière sortie, un album homonyme qui avait secoué le monde du hard rock par sa bestialité.

Staind, le groupe qui a vu le jour en 1995, est de retour aux affaires, et cette fois-ci, ils sortent le gros calibre pour l’occasion.

Entre-temps, le leader s’est aventuré dans une carrière solo, explorant les horizons de la musique country sudiste. Avec cinq albums à son actif, dont « Town Line » (2011), « The Road » (2012), « Sinner » (2016), « State I’m In » (2019) et « Frayed At Both Ends » (2022), il a tracé son propre chemin.

Pendant que certains membres se sont éclipsés des projecteurs, d’autres, tels que Michael Mushok, le talentueux guitariste, ont formé un groupe en collaboration avec l’ancien chanteur de Three Days Grace, Adam Gontier.

Le résultat de cette alliance est le formidable Saint Asonia, qui nous a déjà gratifiés de trois albums mémorables à ce jour.

La saga Staind continue, avec un nouvel album, le huitième, qui risque de plaire fort !

L’anticipation monte, et l’excitation est à son comble.

Voici « Confession Of The Fallen », un ensemble de 10 pièces de retour, du hard rock surchargé et nu-metal orageux, plongeant dans des sonorités particulièrement lourdes, celles-là mêmes qui ont forgé l’identité de Staind grâce à des albums emblématiques tels que « Dysfunction » (1999), « Break The Cycle » (2001), « 14 Shades of Grey » (2003) et « Chapter V » (2005).

Dans ce nouvel opus, ces sonorités sont toujours présentes, mais elles sont accompagnées d’une fine couche d’arrangements électro et de synthétiseurs, sans pour autant dénaturer l’essence du groupe.

Cette fois-ci, la production est entre les mains expertes d’Erik Ron (connu pour son travail avec Godsmack, Panic! At The Disco et Black Veil Brides).

Staind continue sa plume tordue qui nous raconte les relations toxiques qui font ressortir le pire en nous, ces batailles que l’on mène contre vents et marées, gagnant parfois au prix de notre propre être, les chutes qui nous enseignent des leçons, les cycles de souffrance, et le monde d’aujourd’hui avec ses jugements cinglants, que ce soit dans le quotidien ou sur les réseaux sociaux, cette méchanceté gratuite qui erre partout où l’on respire, l’injustice, et j’en passe.

 

 

Il y a également des lueurs d’espoir à certains moments dans les refrains, mais cela reste tout de même du Staind très poignant.

Leurs paroles demeurent lugubres et angoissantes, plongeant l’auditeur dans un abîme d’émotions sombres et intenses.

La voix d’Aaron Lewis retrouve une bestialité impressionnante, avec même des rugissements gutturaux d’autrefois tout au long de l’album.

Musicalement, la recette de Staind reste inchangée.

On a l’impression que cet album renoue avec les guitares électriques ravageuses des débuts, une basse sombre, des batteries foudroyantes et ténébreuses, auxquelles s’ajoutent subtilement des éléments électro et des synthétiseurs.

Cependant, rien d’alarmant ici pour remettre en question leur identité musicale solide.

Pour ma part, j’irais même jusqu’à dire qu’Aaron, Mike, Johnny et Sal livrent ici leur effort le plus heavy et audacieux depuis un méchant bout, du moins selon mes goûts. Disons que cette pause d’une décennie a renforcé leur son et renouvelé leur inspiration.

Confession Of The Fallen est un album de hard rock puissant qui nous entraîne au cœur de la bête hideuse qu’est la société, tout en nous rappelant l’importance de nous prioriser pour survivre.

Cet album décape autant dans les paroles que dans les riffs de guitare vicieux.

Chansons favorites :
– Cycle of Hurting
– Better Days
– Confession Of The Fallen
– Was Any Of It Real?
– Lowest In Me
– In This Condition