Stéphane Archambault-Point

 

Après plus de 25 ans de carrière comme comédien, animateur radio et chanteur du groupe Mes Aïeux, Stéphane Archambault, 55 ans, signe enfin son tout premier album solo.
Un projet introspectif qui dresse le bilan d’une période de profonds bouleversements.
À travers une narration au « je » empreinte de sincérité, il explore ses états d’âme, ses doutes, ses pertes — et cette volonté obstinée de trouver un nouveau souffle.

Intitulé Point, l’album propose 12 chansons folk, à la fois rugueuses et finement ciselées, portées par une esthétique où se mêlent chanson française, indie pop et jazz manouche.

Dans un univers sonore qui évoque tour à tour Pierre Lapointe, Michel Rivard, Jim Corcoran, Bertrand Gosselin, Tom Waits ou encore Charles Aznavour, Archambault trace une trajectoire bien à lui — sensible, lucide et audacieuse.

Pour cette première incursion en solo, la réalisation est assurée par son nouveau complice, l’incontournable Joe Grass, qui compose avec Stéphane la musique (Caroline Savoie, Elisapie, Lhasa de Sela, Marie-Pierre Arthur, Patrick Watson).

Archambault se dévoile sans filtre, abordant les secousses d’une rupture et ses réverbérations, les réflexions sur le temps qui passe, et cet attachement indélébile à un Québec tatoué sur le cœur.
Sa plume poétique et lucide dépeint avec justesse le deuil, la maladie, la solitude — livrant des chansons touchantes, puissantes et profondément humaines.

C’est aussi un album qui illustre avec brio un tournant majeur dans la vie de l’artiste.
Un moment charnière où, sous les vestiges de l’amour, il tente encore de capter la beauté.
Vous l’aurez compris : Point est une œuvre intime, vulnérable, viscéralement personnelle.

 

 

 

 

Musicalement, on est loin de l’univers festif de Mes Aïeux.

Archambault s’aventure ici sur un terrain plus feutré, plus épuré : un folk acoustique, mélancolique, porté par une réalisation sobre et raffinée.

Sa voix, mise à nu, se pose avec justesse sur les rythmes percussifs de Robbie Kuster (batterie, percussions), les lignes de basse et contrebasse de Morgan Moore, et les textures chaleureuses et rugueuses de Joe Grass, qui tisse une trame sonore avec guitare, pedal steel, dobro, orgue à pédales et synthétiseurs.

S’ajoutent les souffles délicats de la flûte de Dave Gossage, les notes de piano jouées par son fils Clovis Archambault, ainsi que les voix touchantes de sa fille Jeane (le temps d’une chanson), d’Audrey-Michèle Simard aux chœurs, et d’Amylie Boisclair.

Bien qu’on reconnaisse sans peine la voix qui nous a tant transportés comme leader du groupe néo-trad Mes Aïeux, Archambault nous la dévoile ici autrement : plus posée, plus habitée, au service d’histoires vraies, de récits de cœurs brisés mais tendus vers un embranchement — celui qui mène vers la lumière.

Avec ses complaintes entre deux âges, Stéphane Archambault esquisse une suite possible après les basculements de sa vie d’autrefois.
Point, c’est justement cela : une ponctuation intime entre le passé et l’avenir.
Un espace où il redéfinit sa voix, sa trajectoire et son identité artistique avec justesse, pudeur et émotion.

Chansons coups de cœur :
Banlieue
Cherche
Solo Soleil

Complainte entre deux âges
L’Embranchement
Nous
Pays