
Après Desert Trip (2021) et Dear Illusion (2022), Steve Hill revient de loin. Ayant traversé un incendie de maison, deux accidents de voiture et plusieurs remises en question, il garde cette volonté inébranlable de s’accrocher à sa musique survitaminée et percutante. Le guitariste et auteur-compositeur-interprète nous présente son nouvel album.
Ce virtuose, reconnu à l’international, replonge dans le gravier du rock avec un son qui frappe comme un coup de poing, violent, incisif et décadent.
L’artiste nous présente sa dernière offrande, Hanging On A String, composée de 8 pièces qui replongent dans un rock dévorant de décibels, enregistrées en direct au légendaire Studio 606 de Los Angeles, Californie, appartenant à Dave Grohl des Foo Fighters.
Produit par Darrell Thorp et Brian Loudenslager, toutes les chansons sont écrites en fructueuse collaboration avec son complice John Pilgrim, à l’exception de la dernière, qui est une relecture aventureuse et bruyante de la pièce When The Music’s Over des Doors.
Sur cet opus, Hill explore les routes sinueuses de l’esprit entre le bien et le mal, les limbes infernales de la dépendance, et la tournure néfaste de notre monde, avec une poésie tranchante qui se reflète dans ses arrangements crus de guitares électriques blues rock, batteries métal, et une voix imprégnée de colère et de détermination. On ressent la véracité de son interprétation.

Steve Hill, avec plus de 30 ans de carrière, 13 albums à son actif et des collaborations avec Michel Pagliaro, Éric Lapointe, Jean Leloup, etc., est reconnu pour sa guitare blues rock rugueuse et explosive. Que ce soit en one-man band, avec ses trois légendaires albums solo qui lui ont valu des Juno Awards et des Maple Blues Awards, ou à travers ses multiples œuvres ancrées dans des sonorités rocailleuses, il s’impose avec des prestations spectaculaires.
Le guitariste continue de faire rugir sa musique comme une bête affamée, et ça frappe à tout coup ! Cela peut vous paraître cliché, mais ça sonne comme un bulldozer qui vous rentre dedans à cent mille à l’heure.
Après des projets précédents plus folk et country, il est rassurant de retrouver l’homme dans ses premiers amours : un rock puissant qui vaut le détour. Pour vivre cette expérience à fond, je te recommande de monter le volume — très fort !
Je pourrais énumérer toutes les forces de ce retour, mais je dirais simplement que Hanging On A String fait partie, sans aucun doute, des parutions les plus rock de l’année.
Du Steve Hill sans censure, avec cette audace magnétisante.
La bonne nouvelle, c’est qu’il sort en magasin et sur toutes les plateformes vendredi 1er novembre. Je voudrais que le superbe et éclaté vidéoclip de la chanson titre de l’album de Steve Hill soit réalisé par Anik Jean, qui nous a offert le très beau film Les hommes de ma mère.
Je te conseille de ne pas manquer son spectacle au Théâtre Beanfield le 30 novembre prochain.
Chansons favorites :
– Hanging On A String
– Show Ya
– Devil’s Handyman
– World Gone Insane
– Turned To Dust
– When The Music’s Over