Steven Wilson -The Harmony Codex

 

 

Après nous avoir offert son album parfois déroutant selon certains fans, THE FUTURE IS BITE (2021), qui plongeait sa main dans l’électro pop, l’inventif leader de Porcupine Tree, Steven Wilson, est de retour avec un album solo, le septième, poussant à nouveau sa musique rock progressive en jouant habilement avec les codes du style, ajoutant ainsi une nouvelle dimension à son œuvre.

Voici The Harmony Codex, 10 pièces dans une collection vertigineuse de rock progressif en haute voltige, soul électro magnétisante avec des envolées jazz sombres et chaotiques, évoquant des sonorités à mi-chemin entre Radiohead, Rush, Pink Floyd et Peter Gabriel.

Pour cet album, Steven Wilson retourne à la complexité des arrangements progressifs, tout en s’appuyant sur de l’électro sombre et tournoyant.

Produit par l’artiste lui-même dans un studio maison dans le nord de Londres, accompagné de collaborateurs tels que la chanteuse Ninet Tayeb, ainsi que les musiciens Adam Holzman au piano et clavier, Nate Wood à la batterie, Nicko Tsonev à la guitare, David Kollar à la guitare, Theo Travis au saxophone, Ben Coleman au violon et Lee Harris à la guitare, qui viennent ajouter une pertinence à son univers.

 

 

 

 

Sur le plan musical, nous retrouvons des guitares électriques à la David Gilmour, des basses funk jazz, des claviers et des programmations cinétiques et futuristes, ainsi que des arrangements de cordes somptueux et flottants.

Cela constitue une exploration approfondie de ce qu’il avait déjà exploré sur le prédécesseur, mais cette fois, Wilson mise tout !

Des changements de rythmes percussifs, des masses de synthé de film de science-fiction avec un côté Vangelis.

La voix brumeuse de Wilson résonne entre tout ça.

Au niveau lyrique, nous retrouvons sa poésie mystérieuse et outrageuse à la fois.

On y parle également de trouver la paix intérieure et l’harmonie, en particulier au milieu de la confusion et de l’incertitude, le passage dans le temps, la résilience et l’espoir, l’importance d’embrasser et d’apprécier la vie malgré son caractère éphémère.

Depuis quelque temps, l’homme semble s’amuser à marcher sur les mines et voir où ça le mène.
Avec The Harmony Codex, Steven Wilson s’aventure encore plus loin dans l’exploration musicale, laissant les auditeurs perplexes et captivés par tant de recherches dans sa musique tordue.

Ici on va même jusqu’à élargir les horizons sur de longues et laborieuses pièces de plus de 10 minutes, donc si tu aimes les morceaux courts, change de poste ici !

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, Steven Wilson domine dans son art pour le rock progressif, pas toujours égal mais jamais à plat dans l’inspiration.

 

Chanson favorite :

  • Impossible Tightrope
  • Economies of Scale
  • The Harmony Codex
  • Staircase
    -What Life Brings