
Depuis la sortie de leur premier album Dear In The Headlights (2012), le quatuor montréalais The Damn Truth a su se faire un nom en diffusant son rock énergique aux quatre coins du monde. Avec Devilish Folk (2016), ils ont amplifié leur impact et l’avenir du groupe semble plus prometteur que jamais.
Puis, Now Or Nowhere (2021) est arrivé en pleine crise sanitaire, poursuivant leur chemin avec force et résilience. Malheureusement, à cette époque, le monde et les scènes étaient mis en pause.
Cette période appartient désormais au passé et The Damn Truth reprend le flambeau.
Aujourd’hui, Lee-La Baum et sa bande signent leur grand retour avec un quatrième album, toujours aussi passionné et rugissant, fidèle à leur amour du rock’n’roll.
Cet opus, portant fièrement le nom de The Damn Truth, s’impose comme une œuvre vibrante et authentique, sans autre étiquette que celle d’une musique pure.
Le nouvel album, homonyme de The Damn Truth, présente 11 morceaux qui poursuivent leur exploration du rock classique, du psychédélique, du blues et du hard rock tranchant, tout en y ajoutant une touche de soul rugueuse. Une aventure musicale qui évoque des influences telles que Aerosmith, Janis Joplin, Led Zeppelin, The Cult, Fleetwood Mac, Jefferson Airplane, Queen et Heart.
L’album a été enregistré en live sur deux mois aux Warehouse Studios, le studio de Bryan Adams à Vancouver, sous la direction du producteur légendaire Bob Rock (The Tragically Hip, Our Lady Peace, Metallica, Mötley Crüe, Simple Plan).
Avec cette nouvelle offrande, le groupe nous livre l’essence même du rock pur et explosif. Un voyage à travers les routes qui les ont menées à leur destination. Ces souvenirs lointains d’une musique qui a marqué notre croissance, d’une époque où innocence et insouciance se mêlaient, et où l’amour nous frappait de plein fouet, renaissent avec force. L’album propose également des chansons éclatantes qui abordent l’acceptation de soi et l’écoute de cette voix intérieure qui nous guide dans l’obscurité.
Une plume abrupte, teintée de détermination et de nostalgie.

D’un point de vue musical, c’est la fusion explosive des guitares électriques mordantes de Tom Shemer et de la voix puissante et émotive de Lee-La Baum qui crée une force capable de déplacer des montagnes. Ensemble, elles donnent vie à une union bestiale et spectaculaire, à la croisée des chemins entre Janis Joplin, Beth Hart et Grace Slick (Jefferson Airplane).
The Damn Truth reprend les hostilités et fait résonner le rock comme une massue.
Dans un monde où la pop domine les classements, l’arrivée d’un album de rock vigoureux et fidèle à ses racines vintage est une bouffée d’air frais. The Damn Truth, fidèle à sa mission, nous offre exactement ce que l’on attend. Bien que j’apprécie habituellement leur musique, ce quatrième opus est sans doute le plus abouti à ce jour, tant au niveau de la production que de l’énergie qu’il dégage.
J’aimerais dire que l’album a ses parts d’ombre, mais en réalité, c’est un rock vertigineux d’espoir et d’ambition, un bon old school comme je l’aime.
Un incontournable de l’année, selon mes goûts du moment.
Chez nous, ça va jouer fort, et je ne sais pas comment dire autrement que : bordel, que c’est efficace quand ça frappe fort dans les coins durs.
Le quatuor met les bouchées doubles et nous rassasie avec son rock soul électrisant.
Chansons favorites :
- Be Somebody
- I Just Gotta Let You Know
- Love Outta Luck
- If I Don’t Make It Home
- Better This Way
- Mirror Mirror
- The Willow
- Addicted
- The Dying Dove