
J’ai longtemps mis de côté la musique de The Weeknd, jusqu’à ce que Beauty Behind the Madness (2015) arrive et me séduise instantanément.
Sa pop scintillante, rappelant Michael Jackson, m’a captivé.
Inutile de revenir sur les détails, mais avec Starboy (2016), malgré son immense succès, j’ai ressenti une légère déception.
C’était intéressant, mais pas totalement mon univers.
Puis est venu After Hours (2020), un album d’une puissance incroyable, mêlant disco et funk moderne. I
mpossible de résister à ses rythmes envoûtants, et ses tubes se sont enchaînés sans compter.
Dawn FM (2022) a poursuivi sur cette lancée, confirmant le talent et l’identité grandiose de The Weeknd.
Aujourd’hui, Abel Makkonen Tesfaye tourne une page importante de sa carrière : il clôture ce chapitre avec un dernier album très attendu, qui suscite déjà des avis partagés.
Ce sixième album, Hurry Up Tomorrow, s’inscrit dans un projet ambitieux, accompagné d’un film prévu pour mai.
Il vient compléter la trilogie entamée avec After Hours (2020) et Dawn FM (2022).
Avec 22 titres, cet album s’impose comme une fresque musicale dense, où se mêlent R&B, synth-pop funky, trap, électro-dance, rythmes brésiliens et hip-hop. Une conclusion audacieuse pour The Weeknd, qui referme ainsi un chapitre majeur de son histoire musicale.
Avec Hurry Up Tomorrow, The Weeknd nous livre des pépites pop qui explorent des thèmes profonds : la mort, la rédemption et la renaissance, ainsi que notre place au paradis.
Si l’on suit la logique de ses deux précédents opus, After Hours nous plongeait dans l’enfer de la débauche et du chaos, tandis que Dawn FM symbolisait un passage par le purgatoire. Il semble donc naturel que ce dernier chapitre nous entraîne vers une forme d’élévation spirituelle.
Des paroles finement ciselées qui nous touchent par instants.
Il faut reconnaître que The Weeknd se livre avec une intensité lyrique saisissante.

C’est musicalement que le plaisir se transforme en une sensation très désagréable de déjà-vu, emballé dans une pop électro futuriste à la fois ringarde et fade, qui finit par s’essouffler.
Malgré des mélodies accrocheuses, The Weeknd semble tourner en rond, et ce, malgré la présence de Florence + The Machine, Playboi Carti, Future, Travis Scott, Anitta, Lana Del Rey, Justice, etc.
Toutes les chansons s’enchaînent et se ressemblent, au point de donner l’impression d’un collage musical sans relief.
On pourrait penser que c’est voulu, que cela fait partie du concept, mais non, ce n’est pas là le problème de l’album.
Le véritable souci, c’est que son ambiance dansante, lugubre et mélancolique bon marché finit par nous plonger dans une torpeur pesante.
Avec ses 1 h 24 d’écoute interminable, ce sixième opus frôle l’ennui, malgré quelques explorations réussies.
Au final, on a constamment l’impression d’entendre la même chanson en boucle.
L’artiste ne manque ni d’ambition ni d’imagination, d’autant plus qu’un film du même titre, mettant en vedette Jenna Ortega et Barry Keoghan, sortira en mai prochain.
Malheureusement, on a l’impression de presser le citron jusqu’à la dernière goutte, ce qui finit par ôter toute pertinence à l’homme derrière cet ultime opus sous le nom de The Weeknd.
Depuis sa sortie, j’ai cherché un angle pour exprimer mon point de vue sur cet album, qui me semble être une pure perte de temps.
Alors, soyons transparents : The Weeknd nous livre ici un sixième album d’un goût plus que discutable.
Pour certains, c’est du The Weeknd fidèle à ses rythmes radiophoniques et mélancoliques.
Pour d’autres, comme moi, c’est un soulagement de voir ce chapitre se refermer, en espérant qu’il ne revienne plus jamais à cette pop formatée, tant de fois imitée dans l’espoir de recréer la magie des géants comme Prince, Michael Jackson ou Usher.
Je ne mâcherai pas mes mots : Hurry Up Tomorrow est le dernier clou dans le cercueil de l’artiste… et tant mieux.
chanson favorite :
-Open Hearts