[Critique] Mantisse-Les fleurs préférées de ma mère

Date de sortie :  1er mai 2026
Genre : Folk

Après Colin-Maillard en 2022, Mantisse, le projet de Thomas Thivierge-Gauthier, cofondateur du groupe LAF, amorce un nouveau virage artistique et dévoile un second album profondément habité par le changement. En renouant avec ses premiers amours, l’artiste plonge ici dans une musique folk dépouillée et lumineuse.

Avec Les fleurs préférées de ma mère, Mantisse propose douze morceaux empreints d’une folk minimaliste et intimiste, naviguant entre les textures aériennes de Bon Iver, l’audace poétique de Jean Leloup et la sensibilité délicate de Sufjan Stevens.

Réalisé avec Étienne Coppée et coréalisé par Benjamin Duplantie-Grenier, l’album s’inscrit dans une période de remise en question où l’amour, l’amitié et les liens familiaux sont explorés avec beaucoup de sensibilité.

À travers ses textes, Mantisse questionne la sincérité des relations à l’ère numérique et cherche à retrouver une forme d’ancrage dans l’authenticité.

Le disque porte ce besoin de revenir à l’essentiel, de se dépouiller du superflu pour renouer avec quelque chose de vrai et de profondément humain.

 

 

Soutenues par une voix haute perchée, douce et lumineuse, les chansons se déploient dans des arrangements chaleureux où les guitares enveloppantes rappellent parfois l’esprit feutré des années 70.

L’ensemble crée un univers cosmique, apaisant, presque méditatif, idéal pour écouter la pluie tomber et laisser le silence habiter l’espace.

En s’éloignant des codes du hip-hop, Mantisse embrasse ici une approche sans artifice, plus vulnérable, mais aussi plus libre. Quelques textures électro-acoustiques viennent enrichir l’ensemble, notamment grâce à la participation de François Lafontaine et Marie-Pierre Arthur.

Ce changement de direction artistique semble naturel, presque nécessaire, tant il épouse parfaitement la sensibilité de l’artiste.

L’album se déploie avec une douceur enveloppante, réchauffant l’écoute comme un refuge après une saison froide. Il coule avec naturel, avec cette capacité rare de calmer le tumulte et d’apaiser.

Avec ce disque, Mantisse revient à l’essentiel et abandonne les artifices pour laisser toute la place à la sincérité. Il ouvre son univers avec une franchise désarmante, et cette vulnérabilité devient la grande force de l’album.

Le résultat est magnifique : un voyage doux, lumineux et profondément exaltant.

8/10

Chansons favorites :

  • Drop
  • Septembre
  • Le nom d’un chien
  • Pluton
  • Mourir ensemble

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