[Critique] The Black Keys – Peaches


Date de sortie : 1er mai 2026
Genre : Blues

À peine six mois après No Rain No Flowers (2025), et alors qu’une tournée qui passera chez nous en octobre se profile à l’horizon, le duo The Black Keys est déjà de retour.

Après Delta Kream (2021), le groupe nous propose ici un second volet de reprises blues, revisitant les artistes qui ont nourri leur passion pour ce genre, dans une approche résolument old school.

Né de séances d’improvisation en studio, l’album a aussi servi d’exutoire à Dan Auerbach, alors que son père combattait un cancer de l’œsophage.

Avec Peaches, The Black Keys livre 10 morceaux bruts et spontanés, enregistrés dans un esprit DIY assumé.
L’album a été capté avec tous les musiciens réunis dans une même pièce, avec très peu de surimpressions, puis réalisé et mixé par Dan Auerbach lui-même.

 

 

Inspiré par leurs soirées Record Hang — où ils font tourner des 45 tours vintage sur des pistes de danse surchauffées aux quatre coins du monde — le duo plonge dans sa collection de vinyles pour remettre en lumière des morceaux blues, autant des classiques que des perles obscures réservées aux vrais connaisseurs.

Comme sur The Big Come Up ou Delta Kream, le duo offre ici des relectures savoureuses d’artistes comme R.L. Burnside, Junior Kimbrough, Dr. Feelgood, Willie Griffin and the Company ou encore Earl Hooker.

La pochette de l’album a été conçue par Michael Carney, frère du batteur Patrick Carney, et met une fois de plus en valeur une photographie signée William Eggleston.

Sur le plan musical, The Black Keys revient à un son brut : guitares sales, batterie au groove rugueux, ambiance organique et énergie blues rock électrisante qui rappelle l’esprit de Magic Potion (2006).

Le duo maîtrise parfaitement cette formule dépouillée qui, encore une fois, fonctionne très bien.

On sent surtout que The Black Keys se fait plaisir sur ce disque, et c’est précisément ce qui en fait tout le charme.

7/10

chansons favorites

  • You Got to Lose (Earl Hooker)
  • It’s a Dream (Charles Fisher Jr.)
  • When There’s Smoke, There’s Fire (Willie Griffin and Company)
  • Fireman Ring the Bell (R. L. Burnside)

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