
Date de sortie : 22 mai 2026
Genre : pop-rock
La musique est une question d’énergie.
Parfois, elle ne passe pas — le frisson n’est tout simplement pas là.
C’est souvent une question de moment, de timing.
Et justement, l’artiste dont je m’apprête à vous parler vient de provoquer un vrai déclic chez moi.
Pourtant, je connaissais déjà son univers… mais sans jamais vraiment y entrer.
Les premiers albums de Bleachers — le projet de Jack Antonoff, ancien membre de fun.
et collaborateur de Lana Del Rey, Taylor Swift, Sia et Lorde — ne m’avaient pas particulièrement touché.
Leur nostalgie me laissait à distance, sans réel élan pour m’y abandonner.
Avec Take the Sadness Out of Saturday Night, un changement s’est amorcé.
L’influence marquée de Bruce Springsteen, ce souffle rock aux accents des années 80, plus direct et instinctif… quelque chose commençait enfin à résonner.
Puis l’album Bleachers a confirmé cette évolution.
Je suivais cela de loin, curieux, mais encore sur le seuil.
Et puis, le moment est arrivé.
Avec Everyone for Ten Minutes, leur cinquième opus, tout s’est aligné.
Cette fois, Bleachers déploie pleinement son identité.
Les 11 morceaux s’enchaînent dans un mélange lumineux de pop-rock, folk-pop et synthwave, avec une cohérence et une vitalité frappantes.
L’album déborde de vie.
Il parle d’espoir dans le chaos, d’amour face à la peur et à l’indifférence.
Il y a de l’humour, de la spontanéité, des élans presque euphorisants — une vraie fureur de vivre traverse chaque refrain.
Entre tout ça, on touche au désordre de la célébrité et à la violence des paparazzi, qui a transformé leur mariage en août dernier en une célébration à la fois brute et authentique, mais aussi déstabilisante.
Cette fois, il n’y a plus de distance : le frisson est là, pleinement.

Musicalement, Bleachers exploite toute sa palette sonore : c’est riche, versatile et terriblement accrocheur.
On y entend des guitares très à la Bruce Springsteen, des synthés eighties, des saxophones rock-blues seventies, et des cordes qui apportent une véritable joie de vivre à chaque intervention.
Des touches de jazz et de country se glissent également dans les mélodies, ajoutant encore plus de relief.
La voix de Jack Antonoff a gagné en assurance, tout en laissant transparaître son désir irrésistible de partager au monde son bonheur et son amour pour sa compagne, Margaret Qualley.
Même si Bleachers est présenté comme un projet solo, il fonctionne pleinement comme un vrai groupe grâce à ses membres officiels — Mikey Freedom Hart, Sean Hutchinson, Evan Smith, Michael Riddleberger et Zem Audu.
Cette énergie collective se ressent intensément tout au long de l’album.
Je m’imagine déjà pousser le volume à fond et me laisser emporter par la puissance salvatrice de cette musique, totalement électrisante.
Avec Everyone for Ten Minutes, Bleachers confirme toute sa force de frappe : un album de pop-rock eighties sensationnel, magnétique et irrésistible.
Le moment est parfait — Everyone for Ten Minutes est un disque rafraîchissant et galvanisant, qui célèbre la vie dans toute sa beauté et son intensité.
L’été arrive, et son soundtrack arrive pile-poil pour savourer le moment.
8/10
Chanson favorites :
- You and Forever
- We Should Talk
- Dirty Wedding Dress
- Take You Out Tonight
- Dancing
- Sideway
- i’m not Joking
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