[Critique] The Strokes – Reality Await

Date de sortie : 26 juin 2026
Genre : Indie rock

Quand j’ai appris le retour de The Strokes, j’étais vraiment hype. Même si leurs derniers albums comme Comedown Machine (2013) et The New Abnormal (2020) ne m’avaient pas renversé, je gardais quand même l’espoir d’entendre un groupe capable de retrouver l’étincelle de ses grandes années.

Malheureusement, Reality Await vient surtout confirmer que The Strokes semblent complètement perdus artistiquement.

Dès les premiers extraits, ça sentait déjà le désastre, et l’album au complet ne fait qu’enfoncer le clou.

En plus de la pause temporaire annoncée par Nick Valensi, on dirait carrément un groupe fatigué qui n’a plus rien à dire et qui essaie simplement de survivre sur son nom.

Julian Casablancas, Albert Hammond Jr., Nikolai Fraiture et Fabrizio Moretti livrent ici neuf chansons qui donnent l’impression d’avoir été assemblées à moitié endormis dans un studio au Costa Rica.

Oui, il y a encore quelques riffs accrocheurs et cette signature garage rock/indie-pop reconnaissable entre mille, mais tout sonne vide, paresseux et terriblement brouillon.

On dirait une pile de démos abandonnées qu’on a décidé de sortir juste pour remplir un contrat.

Le retour de Rick Rubin derrière la console n’aide absolument pas.

Au contraire, la production manque de mordant et amplifie tous les défauts du disque.

Le plus gros problème reste toutefois la voix de Casablancas. Son charisme nonchalant, autrefois magnétique, disparaît complètement derrière un auto-tune atroce qui devient rapidement insupportable.

 

Sérieusement, certaines chansons deviennent  agressantes tellement les effets vocaux sont mal utilisés.

Les thèmes de société de consommation, de désillusion urbaine et de vide existentiel reviennent encore une fois, mais avec une plume tellement répétitive et prétentieuse qu’on finit rapidement par décrocher.

J’ai rarement eu autant de difficulté à terminer un album de The Strokes.

Pour certains, ce sera peut-être vu comme une tentative d’évolution.

Pour moi, c’est surtout un disque sans âme, sans énergie et sans véritable direction.

 

 

Reality Await sonne comme un groupe qui recycle ses vieux réflexes sans comprendre pourquoi les gens les aimaient au départ.

Quelques mélodies réussissent à surnager, mais ça ne suffit jamais à sauver l’ensemble.

C’est lourd, monotone et franchement ennuyant.

À force de vouloir moderniser leur son, The Strokes ont fini par effacer ce qui les rendait spéciaux.

N’oubliez pas : ceci reste mon opinion.

Je ne détiens pas la vérité absolue, mais j’ai été profondément déçu.

L’utilisation intensive et constante de l’auto-tune par Casablancas m’a complètement sorti de l’album.

Peut-être est-il simplement temps pour The Strokes de prendre une pause.

Oui, cette fois, c’est vraiment un fiasco.

Un album qu’on écoute rapidement… puis qu’on essaie aussitôt d’oublier.

Note : 3/10

Chansons favorites :

  • Psycho Shit
  • Lonely In The Future

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*