Date de sortie : 28 août 2026
Genre : Metalcore
Mené de main de maître par Caleb Shomo, leader, chanteur, auteur et multi-instrumentiste, Beartooth n’a jamais vraiment eu peur de se réinventer. Au fil des années, le groupe a traversé plusieurs phases, passant d’un hardcore mélodique abrasif à une approche de plus en plus accessible. Après Aggressive (2016), Disease (2018), Below (2021) et The Surface (2023), Beartooth revient avec Pure Ecstasy, un sixième opus qui cherche encore une fois à repousser ses propres limites.
Entre libération, désolation et changements personnels, Caleb Shomo continue de mettre ses tripes sur la table. Avec 11 morceaux, Pure Ecstasy plonge dans un mélange de metalcore, de pop-rock, de hard rock et d’électronique, parfois brumeux, parfois beaucoup plus frontal.
Produit et principalement enregistré par Shomo, l’album bénéficie également de contributions de Jordan Fish, Jake Rene et Matt Sirtori, avec Oshie Bichar à la production exécutive.
Musicalement
Shomo transforme une fois de plus ses démons personnels en matière musicale. La maladie mentale, l’acceptation de soi, les remises en question et cette envie viscérale de changer occupent une place importante dans les textes.
Il y a quelque chose de particulièrement humain dans cette façon de transformer les moments de désolation en chansons. Shomo ne cherche pas à cacher ses failles : il les expose, les confronte et tente de s’en libérer.
Pure Ecstasy parle finalement de cette nécessité de sortir des cases, de laisser tomber les étiquettes et d’avancer selon ses propres règles. C’est sombre, parfois lourd, mais aussi étonnamment libérateur. Et c’est précisément là que Beartooth demeure fort : dans cette capacité à transformer la douleur en énergie.
Musicalement, c’est ici que Beartooth prend une direction un peu différente. Les grosses guitares sont toujours présentes, les riffs demeurent lourds et la voix de Shomo conserve cette rage caractéristique, mais le groupe laisse davantage de place aux mélodies.
Certains passages flirtent même avec une approche plus radiophonique, tandis que les touches électroniques et quelques influences R&B viennent colorer l’ensemble.
On retrouve également cette basse bien grasse qui donne du poids aux compositions.
Le résultat est parfois moins brutal et un peu plus éclaté.
Personnellement, je reste davantage accroché lorsque Beartooth nous rentre dedans à pleine vitesse et nous brasse la cage. Cela dit, cette volonté d’explorer de nouvelles avenues démontre que le groupe refuse de tourner en rond.
Pure Ecstasy n’est peut-être pas le Beartooth le plus sauvage, mais c’est certainement un groupe qui continue de chercher, d’évoluer et de prendre des risques.
Caleb Shomo poursuit son cheminement personnel et transforme ses tempêtes intérieures en une musique sombre, mélodique et chargée d’émotions.
Attention, on reste bel et bien en territoire métalleux et lourd à souhait.
Pas question de transformer Beartooth en groupe de câlinours!
La différence se trouve plutôt dans l’approche : les morceaux sont moins chaotiques, plus structurés et calculés, tout en conservant cette lourdeur qui fait partie de leur ADN.
Beartooth est toujours dans la course, mais il semble désormais courir dans une direction légèrement différente.
6/10
Chansons favorites :
- Pure Ecstasy
- Beautiful Again
- Sorry
- Bullshit


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